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 [Légende] Les ésotériques Poternes

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AuteurMessage
Azariel
Suedel - Fondateur - Tempérance
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Feuille de Personnage
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Espèce: Infans Deum

MessageSujet: [Légende] Les ésotériques Poternes   Mar 10 Mar - 18:31

Elle est vieille l'époque où le Temps n'avait d'importance.
Si ancienne même... que l'Humain n'a point eu la chance,
De vivre hiver comme été,
Avec une lumière de même intensité.

Il n'y avait ni d'aurore ni de crépuscule.
Il y avait seulement l'ombre d'une cellule.
Un cloître inhospitalier
Qui dans la douleur l'enterrait.

Car c'est endolori,
Que notre ennemi
Tissa son filet d'ennuis.


C'est ainsi, que notre légende commence. La traduction bancale d'une pensée prose qui, cillée de rimes par la nonchalance de vieux conteurs devient un poème allégorique à la touche délicate.

En effet, le corps même de ce message est, comme la majuscule qu'il porte l'indique, le Temps. Un délicat paradoxe le met en scène : selon ce poème les fondements de notre monde seraient à jamais indépendant du Temps. Certains historiens ont traduit cette théorie en admettant que selon ce poète éperdu, l'absence de date certifiait l'absence de temps. A croire que les historiens voient au travers de tout écrit une de leur nouvelle prouesse.

Diverses théories vinrent encore se blottirent au faible euphémisme des scientifique du temps.

Mais à nous insurger de somnifère ils n'ont fait que réveiller la soif de savoir des plus soucieux. Incrédules à s'en mordre l'échine, les Suedels ou plus communément appelé Inconnus avancèrent différentes théories. Parmi l'une d'elle, et elle se confirma plus tard jusqu'à devenir coeur de la légende, cet écrit :

Elles volent le temps. Elles s'élancent sans remord ni médisance et offre à l'homme la toute puissance. Jumelées avec une anodine apparence elles sont l'attirail le plus lourd et le plus blafard qu'un mage puisse s'accaparer. Mais... Elles sont...invisibles.
Elles défient le temps, elles défient même mon divin entendement.
Elles n'ont pour seule limite que leur propre monde et font d'une autre un jardin dénué de frontières. Elle le traverse de part en part en un claquement de doigt, et celui qu'elle porte ressort béa.

Je nous imagine déjà, assouvissant le monde de notre présence, omniprésents de contrées en contrées avec pour seule limite de temps, notre langue essoufflée. Nous serons plus grand encore que le Soleil, nous verrons plus loin que lui, mieux que lui et regarderons plus attentivement que lui. Notre ombre tâtera le monde entier en moins de temps qu'il n'en faut pour l'imaginer. Nous gagnerions beaucoup à être partout à la fois.


La légende ensuite, enfin commence :

C'est l'histoire d'un jeune elfe, un jeune et excellent archer. Il était dit que, partout dans l'univers, il n'avait nul égal. La pointe de sa flèche était si fine et si précise qu'elle fissurait les cieux, perçait le ciel, tranchait le voile invisible qui nous séparait de l'Ailleurs.

Ce jeune elfe attendait toujours le soir, que sa mère dorme, son père se noie dans les effluves alcoolisés qui ensorcèlent son salon, pour sortir discrètement par sa fenêtre. Il faisait toujours nuit, et dormant pendant la journée à attendre patiemment ce moment, il s'était procuré un semblant de vue nocturne.
Ses yeux étaient verts, un verts profonds et fin, comme beaucoup d'elfes. Il voyait fort bien, et si c'était là l'atout premier d'un archer lui ne dépendait point de cela. Il était naturellement doué et que ce soit son ouïe ou son instinct, il ne touchait pas sa cible qu'avec sa flèche il la transperçait de détermination. Il était né pour accomplir de grandes choses, de très grandes choses. Mais sa destiné lui assigna un tout autre chemin.

Une nuit comme une autre, il décida de changer de cap. Plutôt que de s'enfoncer vers le nord, en direction d'un bosquet où il disposait ses cibles il décida de s'aventurer en pleine nature et du lutter, armé de son arc, contre toute éventuelle surprise. Il n'y avait pour lui, nul entraînement de plus périlleux. Animé à la fois par la peur et une curiosité immense, il plongea dans les noirs dédales du sud. S'éloignant significativement de son village, et de son halo protecteur. Son carquois n'avait jamais été aussi plein, et sa gourde aussi lourde. Il marcha ainsi une bonne vingtaine de kilomètres, méfiant et aux aguets. La nuit ne le surprenait plus, que ce soit ses bruits, son odeur, son côté sournois ou même l'énergie sombre qui en émanait, il s'était accommodé à tout cela. Mais cette fois là, quelque chose faisait naître en lui un songe terrible. Une insoutenable douleur s'empara bientôt de son ventre, et incapable de tenir son arc plus longtemps, de marcher encore, il se posa par terre à genoux, et pria. Le mal dont il souffrait ne se contentait pas de l'endolorir, il vagabondait dans tout son corps, devenant plus fort à chaque nerfs qu'il traversait, et sans jamais s'arrêter. Pétrifié de douleur agenouillé sur le sol, le jeune homme faisait l'effort de deux hommes pour garder ses mains unies et prier, prier et prier encore.
Alors que tout espoir semblait perdu, devant lui tel les prémices de l'au-delà une porte apparut. La douleur se dissipa instantanément. Et possédé par on ne sait quel démon, l'elfe se mit à courir, courir, courir... La porte, entourée d'un halo de lumière donnait sur un mirage flou et oscillant entre plusieurs images préconçues du paradis. Ne prenant le temps de ralentir sa course ou de ralentir tout court, le jeune elfe la traversa sans sommation.

Plus jamais sa famille ne le revit. Mais peu de temps après, l'humain découvrait que ce monde était habité par une autre race encore. Peu de temps après une nouvelle communauté d'elfes se leva, de l'autre côté de l'océan.

Le jeune elfe avait traversé en une fraction de seconde une mer qu'aucun bateau n'avait encore défié. Ce gosse n'était pas mort, il s'était téléporté.
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