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 [Quête]Mise à mort

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Luxel
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MessageSujet: [Quête]Mise à mort   Dim 13 Sep - 20:17

Type : Assassinat (Forteresse de Pandémonium)
Lieu : Pandémonium, quartier résidentiel, domaine des Susika.
Descriptif : la tête de Himari Susika a été mise à pris par le Roi en personne. Les raisons de cet assassinat ne sont pas communiquées et cette mission est gardée secrète dans l'enceinte de la forteresse.
Employeur(s) : Reyaath.
Cible(s) : Himari Susika, homme d'affaire pandemonan.
Récompense(s) : un impressionnant pécule ; un Joyau Impérial (+2 ST) ; 800 PE.
Difficulté : la demeure est gardée par deux escouades de 15 soldats d'élite de l'armée Latrencan. Eviter le conflit avec les soldats retire toute la difficulté de la mission. En cas d'alerte, la police Pandemonan mettra cinq minutes pour arriver sur les lieux. La difficulté deviendrait donc extrême.
IC (Informations Complémentaires) : conseil : se renseigner sur la conception de la demeure pour mieux l'infiltrer.

_________________


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Amaya
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MessageSujet: Re: [Quête]Mise à mort   Lun 11 Jan - 18:09

Parfois, dans Pandemonium, même les secrets les mieux gardés finissent par être révélés. Ils ne sont pas forcément répétés, mais les personnes qui en prennent connaissance peuvent en tirer profit en agissant dans l’ombre.

Quelques nuits étaient passées depuis le combat contre la bête qui avait entaillé son bras. En tout cas, le sang ne coulait plus. Amaya avait décidé de quitter un temps les bas quartiers de Pandémonium, même si elle devait rester cachée. Elle préférait se cacher ailleurs, de peur que quelqu’un ou quelque chose ne soit à sa poursuite dans les bas quartiers. Les rencontres qu’elle avait faites ces derniers temps ne lui inspiraient pas confiance.

La jeune femme avait revêtu une cape noire qui cachait et sa silhouette et sa cicatrice. Le maître mot de la survie pour elle en ce moment était la discrétion.
Il était déjà tard à vrai dire, le soleil se couchait.
Les artisans et les commerçants cessaient de travailler.
Les voleurs et brigands sortaient de leurs tanières.
Les soldats rentraient chez eux.
Amaya commençait à jouer. Elle poursuivait quelques animaux, qui, effrayés, essayaient de s’échapper. Elle leur tournait autour. Elle leur faisait croire qu’ils l’avaient semée puis, finalement, d’un bond, se retrouvait face au fuyard. Quand elle en avait assez, elle laissait partir la pauvre bête. Le peu de temps qu’elle avait passé dans les bas quartiers de Pandémonium lui avait permis d’apprendre certains rudiments et quelques ruses de la chasse. A force d’être cachée, elle avait bien vu comment faisaient les chasseurs de primes et les voleurs. Elle les imitait en jouant, le jeu lui permettant d’apprendre.
Elle avait repéré un petit rongeur qu’elle suivit. Le rongeur était affolé, tenta de s’enfuir en allant se cacher dans un espace entre deux maisons de la cité. La jeune femme suivit sa piste et finit par entrer dans ce qu’on pourrait qualifier d’impasse.
C’est alors qu’elle entendit une discussion. Elle se colla au mur, se déplaça sur la pointe des pieds et jeta un coup d’oeil vers les interlocuteurs. Deux hommes armés. Il n’avaient pas l’air d’être de simples soldats, et ils n’étaient pas très prudents non plus... En effet, ils ne semblaient pas l’avoir remarquée, ou du moins, ils ne se souciaient pas d’elle. Elle décida de rester là où elle était tant qu’ils ne la remarquaient pas. Elle entendit des bribes de la conversation.


«Il paraît que le roi veut faire tuer quelqu’un...»

«Comme s’il existait un fou qui voudrait remplir cette mission de son plein gré!»
«Le roi prend ses désirs pour des réalités. Il ne vit pas dans le même monde que ses sujets».

Une bille tomba de la poche de la jeune fille. Les soldats se turent. Etaient-ils espionnés? Si quelqu’un venait à savoir qu’ils parlaient d’affaires confidentielles en pleine rue, leur espérance de vie se verrait fortement diminuée.
Amaya était plaquée contre un mur, hors de vue des soldats. Elle ne respirait plus et elle espérait que la bille ne roulerait pas en direction des soldats.

Pourvu qu’elle roule vers le mur, pas vers eux! Pensa-t-elle.

Aujourd’hui, la chance était du côté de la jeune femme. La bille s’arrêta, tapant contre la maison qui appartenait certainement à un des riches citoyens de Pandémonium. Les soldats, ne voyant ni ombres ni mouvements, reprirent leur discussion.


«Nous ne devrions pas parler de ça ici.»
«Tu as raison. Partons. Si quelqu’un est volontaire pour cette mission, de toute façon, elle n’aura qu’à se présenter à la personne appropriée et...»
«La suite ne nous concernera pas».

Ils disparurent avec le soleil couchant. Amaya n’osait toujours pas bouger.
La personne appropriée? Qui donc? Après tout, se débarrasser de quelqu’un, cela devrait être dans mes cordes, moyennant informations...

Je pourrais jouer avec des gardes! Ils ont toujours des jouets coupants intéressants! Je me demande s’ils cachent des peluches de lapins roses dans leurs sacs... pensa la demoiselle.

Elle sortit de sa cachette, se détachant de ce mur qui l’avait protégée. Ici, les habitations étaient collées les unes aux autres. Les meilleures cachettes n’étaient plus les toits, mais les espaces entre les maisons. Personne ne s’y aventurait. En tout cas, certainement pas les «gens honnêtes».
Amaya commença à sauter dans la rue. Il y avait de moins en moins de monde. Il fallait qu’elle trouve à qui s’adresser, mais, après tout, elle avait le temps...
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Spalte
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MessageSujet: Re: [Quête]Mise à mort   Lun 1 Fév - 22:10

    Et le temps passait, et avec lui, la nuit vint s’installer. Inexorablement, la luminosité fit place à l’obscurité, pour une période ténébreuse, où les vils et les truands pouvaient à loisir exercer leur profession de foi. Paradoxalement, c’était le moment où les amoureux alanguis, les amants, les consorts, ainsi que les courtisanes, jouissaient du crépuscule pour s’adonner aux plaisirs de la chair. La haine, l’amour, les deux faces d’une même lame, si tranchante, si passionnelle… Peu à peu, dans les quartiers huppés seulement, les réverbères illuminèrent des pans de rue, formant ici et là quelques arrondis jaunâtres délimitant faiblement un espace dans lequel les papillons de nuits et autres moustiques pouvaient venir tournoyer allègrement, agaçant par la même occasion les badauds qui auraient l’idée saugrenue de se balader la nuit. Il y avait bien des patrouilles sous l'œil de la lune, moins nombreuses en terme de rotation, mais plus fournies en homme. Le bruit métallique de leur parure d’acier avait de quoi réveiller toute une maisonnée, mais ils étaient là pour veiller à la sécurité de tous, et on leur pardonnait bien volontiers ce petit désagrément passager.

    Les salons de thé, et autres tavernes moins fréquentables, faisaient salle pleine, vendant à qui en veut de l’alcool pour passer la nuit seul avec un verre, plutôt que seul et le gosier desséché. Quoique, il n’était pas rare de voir des réunions d’habitués des lieux, réunions certes informelles, mais où les débats politiques, gastronomiques, que dis-je, bucoliques, allaient bon train. Les CRC, ou Centre de Recherche de Criminel, ne fermaient pas leurs portes la nuit non plus. En effet, il arrivait fréquemment que certains chasseurs de primes soient enclins à se montrer une fois le manteau ténébreux tombé. Ils font sans doute partis de ceux qui aiment à travailler sous le couvert de l’anonymat. Moins ils parlent, plus ils sont efficaces…

    La vie continuait donc la nuit, dans l’enceinte de la forteresse. L’endroit était nettement plus sur que nulle part ailleurs en ville, mais il fallait être prudent quand même. Seuls quelques nobles avaient leur demeure au sein de cette enceinte, le petit peuple étant relégué un peu plus loin. Nul ne semblait prêter attention à notre espionne en herbe déambulant dans les rues, l’oreille attentive, et l’air de rien…

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Amaya
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MessageSujet: Re: [Quête]Mise à mort   Mer 3 Fév - 18:54

La nuit porte conseil aux grands de ce monde.
Mais elle peut aussi leur apporter mort et souffrance.
Qui sait ce qui se cache dans l’ombre? Quel est ce visage que la faible lumière n’arrive pas à éclairer? Un crime commis ne serait jamais vraiment puni...

Cependant, se déplacer la nuit était quelque peu... Dangereux. En effet, les rencontres pouvaient être bonnes ou douteuses, mais la vérité n’éclatait qu’au matin.

Que les nuits étaient longues!

Ce soir, Amaya se promenait dans la forteresse. Les portes avaient été fermées, les gens n’habitant pas dans cet espace protégé avaient regagné leurs demeures. Il y avait moins de patrouilles la nuit, mais il y avait plus de gardes, qui, de ce fait, faisaient plus de bruit.

Elle les entendait venir et les fuyait. Comme un chat en chasse, posant ses pattes avec douceur sur le sol en faisant le moins de bruit possible. Ses yeux ouverts, cherchant la proie, mais aussi le prédateur.

Elle voyait quelqu’un. Il était seul. En tout cas, il semblait l’être.
Amaya était intriguée. Ce n’était pas un garde, elle en était quasiment sure. En tout cas, il ne portait pas d’armure et aucune arme visible. Mais elle se doutait bien qu’il devait en cacher une: Qui serait assez fou pour sortir de nuit sans porter d’arme ou avoir une quelconque botte secrète pour se protéger?

La jeune femme hésita un moment. Après tout, si elle l’avait vu, peut-être qu’il l’avait vue aussi?

Forte de cette conclusion, elle s’approcha en veillant à ne pas faire trop de bruit. Elle tapota ensuite sur l’épaule de l’inconnu et, tout en se tenant prête à sauter en arrière pour esquiver une éventuelle attaque, elle dit, tout en souriant et d’un air amusé:


«Alors toi aussi tu joues à cache-case avec les gardes?».

Elle attendait la réaction de l’inconnu.
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Spalte
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MessageSujet: Re: [Quête]Mise à mort   Ven 5 Fév - 17:42

    Non, l’être ne l’avait pas vu dans la pénombre des rues. Pourtant, il ne sursauta pas quand la jeune femme l’interpella, le sourire chaleureux, l’attitude plutôt amicale. C’était quelque peu déconcertant pour l’individu habitué à la violence humaine. Les mains de l’humanoïde se nouèrent, frottant l’une contre l’autre, alors qu’il baissait la tête, sa langue vermillon luisant dans l’obscurité alors qu’elle pendait de sa bouche mollement. Il avait une allure de bossu, mais c’était là juste une façon de ne pas attirer trop l’attention sur lui dans les recoins des ruelles. Enfin, il s’essuya négligemment l’épaule, précisément là où il venait d’être touché. Sa respiration s’accéléra brutalement, et sa langue entra dans sa bouche dans un bruit peu ragoutant. Un trait de lune, ou bien était ce un reflet d’un lampadaire, traversa fugacement le visage de cet homme, alors qu’il changeait constamment le poids de son corps sur sa jambe droite ou gauche. Il avait la peau livide, mais couverte de suie, des dents jaunies, et d’autres noirâtres, un nez écrasé, certainement par un coup de poing, les oreilles décollées. Il n’avait pas un cheveu sur le caillou et ses sourcils étaient broussailleux. Une barbe naissante finissait d’entourer l’austère visage du bonhomme. Il n’était pas très grand, et son aspect vouté n’arrangeait pas les choses. Il portait un manteau rapiécé à maints endroits, fait de différents tissu, de différentes couleurs. Il était fermé jusqu’à son col, et rien n’apparaissait sur lui. Il était accessoirement pieds nus.

    Il renâcla bruyamment, avant de répondre, avec un fort accent guère reconnaissable.


    « Petite fille… Nouveau bruit de langue. Il devait se lécher les babines. Petite fille me parle, elle parle au vieux Graïul ! Il s’ensuivit alors d’innombrables bruits de sucions et autres gargouillis indéchiffrables. Il sautait littéralement sur place, non sans se taper dans les mains. Avec le raffut qu’il faisait, les gardes allaient certainement rappliquer. Il reprit cependant son calme. Petite fille à pas peur de Graïul ? Petite fille devrait… »

    Il ne fit rien, et son ton n’était pas à la menace, mais plutôt à la recommandation. Il tourna son corps massif vers la rue, avant de s’appuyer contre le mur, en entendant une patrouille arriver. Cela répondait à la question qu’elle avait posée. Oui il se cachait des gardes. Quant à savoir pourquoi, le mystère restait entier. Le dénommé Graïul sorti une petite fiole de sa poche, contenant un liquide visqueux et odorant, certainement un alcool de sa région natale. Après une longue rasade, ponctuait encore et toujours des bruits qu’il faisait avec sa langue, il la tendit à la Sraman.

    « Tiens bois, Graïul et petite fille amis après ça. »

    Perspective peut ragoutante que de poser les lèvres autour de la fiole, il fallait en convenir.
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Amaya
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MessageSujet: Re: [Quête]Mise à mort   Dim 7 Fév - 18:32

Au vu de sa réaction, l’homme jouait aussi à cache-cache avec les gardes.
Graïul? Elle n’avait jamais entendu ce nom. Il s’agitait bizarrement. Peu de personnes devaient oser s’approcher de lui, mais...

Elle se demandait pourquoi. Pourquoi il semblait aussi content que quelqu’un lui adresse la parole. Après tout, s’il jouait aussi à cache-cache, elle serait une concurrente!

Il lui conseilla d’avoir peur de lui. Certes, il était toujours nécessaire de se méfier de ceux qu’on rencontrait, encore plus s’il faisait nuit, que les gardes rodaient, que les brigands étaient de sortie et que ceux qu’on rencontrait conseillaient de se méfier. Ces arguments l’incitaient à faire attention au vieillard et à l’environnement immédiat.

Graïul s’adossa au mur. Amaya aussi entendait la patrouille arriver. Il fallait soit mieux se cacher, et surtout faire moins de bruit, soit abandonner le vieillard à son sort. Il lui tendit une petite fiole. Elle, elle ne savait pas ce que c’était.

Elle prit l’objet, tout en faisant attention au bruit des gardes qui se rapprochaient.
Ca sentait fort. L’odeur ne l’enchantait pas. Mais, d’une certaine manière, il avait l’air tellement étrange qu’il pourrait être utile... Peut-être qu’il savait quelque chose concernant la mission dont les soldats avaient parlé. Peut-être avait-il entendu quelque chose?

Si elle refusait de goûter du liquide, il allait sûrement s’énerver et faire plus de bruit. Les gardes, alertés, rappliqueraient. Mais son instinct lui conseillait de s’abstenir. De toute façon, ce liquide n’était pas de son goût.

Elle mordit son poignet. Quelques gouttes de sang coulèrent. Elle prit la fiole des mains du vieillard et mélangea trois gouttes du breuvage avec la dizaine de gouttes de sang qu’elle avait obtenu en se mordant. Elle ne savait pas comment le vieillard allait réagir. Elle lui expliqua:


«Vois-tu, vieil ami, je ne bois pas grand-chose. Mais j’apprécie le goût du sang. Alors, si tu permets, je vais goûter un peu de ta boisson en faisant un petit mélange...».

Trois gouttes. En fait, elle faisait ça surtout pour diluer le mélange. En effet, si c’était du poison, ou un anesthésique, son corps supporterait mieux une dose diluée. De plus, le consommer en même temps que du sang lui permettrait d’annihiler les effets de la boisson plus rapidement. Elle rendit la fiole presque remplie au vieillard.

Amaya avala le mélange. C’était infect. Ca avait la même odeur que ce qu’elle avait senti dans les tavernes. Elle n’aimait pas ça. Même dilué.

Elle se cacha entre deux maisons. La jeune fille ne voulait pas que les gardes, s’ils venaient à passer plus près, puissent la voir. Amaya attendait la réaction du vieillard.
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Spalte
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MessageSujet: Re: [Quête]Mise à mort   Lun 8 Fév - 22:04

    La garde passa non loin de là sans remarquer quoique ce fût. En même temps, vu le boucan qu’ils faisaient, tous ces fiers hurluberlus en armure, il ne fallait pas s’étonner qu’ils ne puissent entendre un bonhomme comme Graïul. Peut être que ce dernier en avait conscience, mais si tel était le cas, il jouait quand même avec le feu, car il ne sembla pas cesser une minute ses jacassements et autres bruits de bouche fort peu agréable à l’oreille. Néanmoins, aucun incident notable ne survint pour ce soir, du moins pour le moment. Le vieux crouton observa la jeune femme faire son mélange. Pour sur, ce n’était pas du tout à son goût, mais tant qu’elle avait bu, c’était l’essentiel. Ils étaient maintenant amis de boisson, du moins, pour Graïul.

    « Pour s’que Graïul en dit… T’fais comme tu veux, maintenant, Graïul est ton ami. »

    Il se tapa dans les mains comme pour se féliciter lui-même, laissant là sa joie s’exprimer librement. C’était un type nature le Graïul… Nature ne voulait pas dire inoffensif, car justement, il avait tendance à laisser libre cours à ses pulsions. Il semblait quelque peu limité, mais force était de constater qu’il y avait cette lueur de malice dans ses yeux, du type rusé. En même temps, vu son âge, s’il n’était pas un tant soit peu débrouillard et fourbe, avec un poil de jugeote, il n’aurait pas vécu aussi longtemps dans ce monde de brute.

    Il reprit la fiole des mains de la jeune femme pour en boire une gorgée, la vidant presque d’un trait. Sa mâchoire se crispa un instant alors que le liquide brulant finissait de lui réchauffait la tuyauterie et le ventre. Preuve de sa lucidité, quelque peu amoindrie il est vrai, du fait de la boisson, il entreprit de questionner la jeune femme sur sa venue et ses intentions, ainsi que sur son comportement suspect.


    « T’fais quoi dans le coin ? Tu te caches des gardes… T’aurais du dire à Graïul qu’il y avait de l’argent sur ta tête petite fille, maintenant qu’on est amis, j’peux plus te vendre à la garde contre des pièces ! »

    Il semblait en être réellement capable, mais il semblerait alors que l’amitié – somme toute relative il est vrai – prévalait sur une quelconque récompense pécuniaire. Au moins, il avait un fond loyal en lui. Une bonne chose au regard des circonstances. Et puis, c’était quand même assez culoté de sa part, lui qui se cachait également… Bref, il fourra les mains dans ses larges poches, faisant craquer les coutures douloureusement, de son pardessus atypique. Puis il posa son derrière sur une caisse en bois, la faisait elle aussi craquer quelque peu. Elle ne céda pas par miracle.
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Amaya
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MessageSujet: Re: [Quête]Mise à mort   Mar 9 Fév - 11:09

Incroyable. Amaya laissa paraitre son étonnement. Ce vieillard se déclarait être un ami, alors qu’il la connaissait depuis quelques minutes à peine!

Heureusement que les gardes n’avaient rien remarqué, car ces deux-là semblaient suspects... Cependant, si Graïul avait pu vivre si vieux, c’est qu’il doit soit être très rusé, soit cacher quelque capacité spéciale.

La jeune fille n’avait pas assez bu pour être ivre. Le vieillard apparemment non plus. Elle était obligée de répondre à ses questions si elle ne voulait pas qu’il ne soit plus son «ami». En effet, s’il était là, peut-être qu’il pourrait aussi répondre à ses questions?

Elle ne s’assit pas. Elle, elle préférait rester debout, face au vieil homme.


« Je me cache des gardes parce que c’est amusant» dit-elle en souriant.
«Je me suis cachée presque toute ma vie. Ou bien j’ai été cachée. Le monde, les regards des Terrans ne veulent pas se poser sur moi, on dirait bien, l’ami...»

Elle soupira.

«Pour être franche, je ne sais même pas si les gardes te remettraient une récompense. Ici, je ne crois pas. Ce que j’ai fait ces derniers temps ne concerne en rien les autorités... En tout cas, pas encore.

Mais je pense que quelque chose se prépare. Les temps changent, un grand changement comme... Comme...»


Elle bredouilla. Elle ne savait pas. Elle ne savait pas quand c’était arrivé. Mana. Quand?

«Comme quand tant d’êtres sont partis rejoindre les étoiles. Dis moi, l’ami, toi qui sembles être ici plus longtemps que moi, aurais-tu aussi entendu parler les gardes? Apparemment, un des nobles, je ne sais pas exactement qui, veut faire tuer quelqu’un... Sais-tu quelque chose là-dessus?

Ca m’étonnerait que celui qui cherche à se débarrasser de son ennemi utilise des moyens officiels fort dangereux, c’est pour ça que, peut-être... C’est le moment de sortir de l’ombre.»


Elle avait l’air pensive en disant ça, elle ne jouait plus.

«Encore une question, vieil homme, de quelle race es-tu?»

Elle toisa Graïul. Comment dire? Il était... Vieux. Certainement expérimenté. Même si elle était son «amie de boisson», cela ne lui suffisait pas. Elle voulait s’assurer qu’il n’essayerait pas de la livrer aux gardes ou à d’autres personnes. Cette petite discussion lui permettrait certainement d’en apprendre un peu plus sur son interlocuteur.

Au fil de la nuit, le temps passait. La nuit n’étant pas éternelle, le soleil allait bientôt se lever, et, avec lui, tous ceux qui travaillaient dans la forteresse.
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Spalte
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MessageSujet: Re: [Quête]Mise à mort   Mer 10 Fév - 13:47

    La notion d’amusement dans l’activité fort suspecte de se cacher à la face du monde, et plus précisément dans ce cas là, aux gardes, n’arrivait pas à être comprise par le vieil homme, qui affichait une expression dès plus perplexes tout en considérant d’un œil bienveillant la demoiselle. Néanmoins, elle lui ressemblait quelque peu, puisque lui-même avait dû se cacher une bonne partie de sa vie, bien remplie au demeurant. Il écouta la stigmatisée parler d’une voix tranquille, sans la couper d’une quelconque manière, tout en considérant que ses bruits de succions étaient naturels et non intrusifs dans le discours de la demoiselle. C’était un tic qu’il ne contrôlait pas, et il ne semblait même pas s’en rendre compte… L’habitude sans aucun doute. Il afficha une moue soulagée de savoir qu’aucune récompense n’était sur la tête de cette vagabonde. Non pas qu’il l’était en raison d’une quelconque compassion envers elle, mais il était plutôt ravie d’apprendre qu’il n’était pas passé à côté d’un pécule. Elle enchaina ensuite sur des sujets un peu plus graves, et un changement perceptible dans l’humeur et la posture de Graïul changea. Son faciès ne changea guère, mais sa respiration se fit plus lente, comme ci on abordait là des sujets importants dont il fallait discuter avec un sérieux mesuré.

    Graïul était une taupe. Cela ne se voyait pas vraiment à première vue, bien que son port vestimentaire des plus crasseux et rapiécé pouvait l’indiquer, ainsi que son hygiène fort déplorable, il était une taupe, non pas dans le sens qu’il était un espion infiltré dans une institution, mais une taupe au premier sens du terme. Il vivait dans les égouts de la ville. Il soupira. Des choses, il en entendait, loin des regards. Et s’il était à la surface, c’était bien parce qu’il faisait nuit, et qu’il avait du aller se réapprovisionner en gnôle.


    « Graïul est Graïul. Il n’a pas de race particulière… »

    Il allait falloir s’en contenter apparemment… Toujours est-il qu’en apercevant les premières lueurs de l’aube, il commença à se dandiner de droite et de gauche.

    « Graïul n’aime pas l’astre jaune du jour… Aller sous terre ! Suis-moi petite fille, et Graïul te parlera de ce qu’il connait ! »

    Il ne l’obligeait pas à la suivre, loin de là, mais si elle voulait des réponses à ses questions, elle devait consentira à entrer dans son univers des plus sombres et des plus odorants. Avec une force assez colossale, il leva une plaque de fonte servant à accéder aux égouts, pour la disposer de côté, afin de déboucher l’accès. Il fit passer la jeune femme devant, pour pouvoir refermer ensuite quand lui-même serait entré dans l’embouchure. Après avoir attendu qu’elle entre avec lui, Graïul remit en place la plaque d’égouts par la seule force de ses bras. Sans lumières, dans une obscurité toute relative, puisque certain aménagement de la chaussé laissé filtrer quelques lueurs, il s’orienta, sur de lui, dans les boyaux souterrains. Les yeux s’habituaient relativement vite à cette pénombre, et la vision, bien que mauvaise, devenait nettement plus claire. Après une bonne demi-heure de marche dans les tunnels d’évacuations des déchets, dans un silence ponctué des bruits de bouche du guide, ils débouchèrent dans une petite pièce chichement aménagée. Elle comportait un tabouret, une vieille table, quelques vivres dans un coin, des livres, une peluche, et un assortiment de tasse à café colorées toutes de façon différente. En les désignant de la tête, il marmonna :

    « Ce sont les enfants de Graïul… »

    Il alluma une petite chandelle, qui n’avait que trop rarement servie au regard de la taille qu’elle faisait encore. Puis, il posa son derrière sur une chaise, tout en commençant à préparer du thé dans un vieux réchaud. Après un gros soupir, alors que ses mains commençaient à farfouiller à droite à gauche pour préparer la mixture d’eau et de plante, il entreprit de parler à sa manière.


    « La petite fille entend beaucoup de chose, malgré ses petites oreilles… Qu’est-ce qui lui fait dire à elle, qu’une chose comme celle là puisse avoir lieu ? »

    A sa trogne, il savait quelque chose, mais il ne semblait pas vraiment décider à en parler. Du moins, pas pour le moment. C’est peut être pour cela qu’il s’amusait au jeu du chat et de la souris avec Amaya, pour pouvoir lui tirer les vers du nez, et savoir si elle était digne ou non, de recevoir une information, comme celle qu’il détenait actuellement.

    « Puis bon… un assassinat… Petite fille se salirait les mains à tuer quelqu’un ? Qui t’dit gamine, que ce sera pas l’aut’ qui aura la peau d’tes fesses ? T’ma pas bien l’air costaude. »

    Il termina son bouillon, et le servit, dans des tasses qu’il manipulait avec une extrême précaution. Le thé sentait bon, et il n’avait pas prit la peine de demander si la demoiselle en voulait… Encore une de ses manières sans doute.
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Amaya
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MessageSujet: Re: [Quête]Mise à mort   Mer 10 Fév - 14:27

La jeune fille l’avait suivi dans les égouts. Cet endroit contrastait avec la surface. L’odeur était nauséabonde et il y faisait très sombre. Elle ne voyait pas grand chose.

Le vieillard marchait beaucoup plus vite qu’elle ici. Il devait être habitué à ces lieux... Il devait bien voir, lui. En tout cas, mieux qu’elle. Mais Amaya ne risquait pas de perdre son guide: en effet, si elle ne le voyait pas bien, elle l’entendait. Ses oreilles seraient ses yeux ce soir. Plusieurs fois, Amaya manqua de s’étaler de tout son long dans les égouts, se rattrapant de justesse. Graïul ne semblait pas le remarquer, ou bien il ne s’en souciait tout simplement pas.

Après une longue marche, ils arrivèrent dans une petite pièce. Le vieillard semblait fier de son repère. Il alluma une chandelle. Peut-être que les yeux de Graïul fatiguaient, qu’ils avaient aussi besoin de lumière. Ou bien il voulait lui faire voir son antre. Elle remarqua que, malgré l’apparence du vieillard et tout ce que cette apparence pouvait laisser présager, il possédait des livres -elle en déduisit qu’il était fort probable qu’il sache lire- et une peluche. Il n’avait peut-être pas menti en lui disant qu’il était son «ami». De toute façon, il était trop tard pour reculer: si la jeune fille décidait de fuir, elle était sure de se perdre pour un bon moment dans ces boyaux souterrains, à moins de suivre les animaux qui remontaient à la surface la nuit...

Elle savait qu’il essayait de lui tirer les vers du nez. Si elle ne jouait pas, la situation pourrait devenir dangereuse. Enfin, plus dangereuse qu’elle ne l’était déjà.

Le vieillard s’était préparé du thé. A la manière d’un félin, sans faire le moindre bruit, sans le moindre mouvement inutile, Amaya s’approcha de lui. Elle sentit le thé. De bonnes herbes. Un thé de qualité. Il n’a pas du se l’offrir lui même. C’était un thé consommé par les grands de ce monde... Elle recula, toujours sans bruit.

Elle regarda le vieil homme et ses tasses.


«Vous semblez être un fin connaisseur... Ces herbes sont rares».

Elle se tut un moment. Elle n’avait pas voulu commencer par des réponses. Elle aussi, jouait. Elle ne voulait pas tout dire.

«C’est le genre d’herbe que l’on ne trouve que dans les cuisines des plus riches. Vous en avez de la chance!»

Finalement, elle se décida quand même à répondre.

«La petite fille que je suis...» Tout en disant cela, elle se dirigea vers la peluche qui était posée dans un coin, avant de se raviser et de continuer sa phrase:
«La petite fille que je suis sais se faire discrète. Comme vous avez dû le constater, je suis une Stigmatisée. Tous nous rejette, mon peuple n’est plus qu’un peuple d’esclaves. En ces temps, la discrétion est une qualité principale, vous ne pensez pas?» finit-elle en souriant.

«Vous savez, normalement les races ne se mélangent pas. Mais dernièrement, j’ai vu un Stigmatisé, un stigmatisé vous dis-je, aider un humain! Le monde à l’envers. C’est étrange vous savez, ils avaient l’air de chercher quelque chose ou quelqu’un. Ces gens ne m’ont pas inspiré confiance. Si un jour je les revois, je les reconnaîtrai immédiatement.»

Elle fit une pause. Graïul avait eu une information qui, même si ce n’était peut-être pas grand chose, était sûrement capitale. De plus, en disant qu’elle les reconnaîtrait si elle les revoyait, elle donnait une raison au vieillard, à défaut de la laisser libre, de la laisser en vie. Le temps de s’échapper...

Elle continua:


«Un assassinat. Vous savez, si ce noble ou ce je-ne-sais-quoi veut éliminer un rival potentiel, il ne choisira pas quelqu’un que grand monde écoutera. Il choisira quelqu’un de l’ombre. Il est toujours bon d’avoir ses entrées auprès des grands... »

Elle se tut. Elle avait beaucoup parlé et avait besoin d’une pause. Elle marcha un peu, faisant le tour de la pièce. Ils étaient bien sous terre. Aucune fenêtre. Pas de ciel. Elle tournait le dos au vieillard. Amaya reprit la parole.

«Tu sais, l’ami, les apparences peuvent être trompeuses.»

Elle tournait toujours le dos à Graïul. Elle voulait lui prouver ses dires.
En moins de temps qu’il ne faut pour dire ouf, elle se sortit un shuriken de sa manche et le lança vers une tasse que l’arme effleura avant de se planter dans le mur.


«Vous ne m’aviez pas demandé si je voulais du thé... »

Amaya se dirigea vers le shuriken planté dans le mur et le reprit, le cachant à nouveau. Elle attendait la réaction de Graïul. S'il venait à s'énerver, elle serait prête à courir. Elle préférait se perdre dans les égouts, puis remonter à la surface à un endroit peut-être inconnu plutôt que d'être coincée ici. Elle se méfiait toujours de lui.

«Vous voyez? Les apparences sont trompeuses... Ne m’en voulez pas, mais je tenais à vous le prouvez. Alors, vous aussi, vous savez quelque chose?»
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Spalte
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MessageSujet: Re: [Quête]Mise à mort   Jeu 11 Fév - 14:06

    Elle jouait avec lui, et il jouait avec elle. Un petit ballet purement verbal, digne de quelques politiques, avec la verve et la gestuelle en moins. Quoique la jeune femme semblait se débrouiller quand même dans la façon d’apporter les choses sur le tapis de la discussion. Chacun donnait ses cartes au fur et à mesure, sans trop en dire, en s’adaptant au jeu de l’autre. Graïul dans l’histoire, n’avait rien à gagner, et rien à perdre. Peut être une amie, mais c’était assez relatif du fait qu’il ne la connaissait que depuis quelques heures tout au plus. Elle amorçât la conversation sur un autre front, pour dédramatiser la chose. C’était habille, et ça mettait leur discussion au rang de simple badinage entre deux individus aux cerveaux complètement formés, qui pouvaient dès lors interagir pleinement et consciemment, tout en comprenant les tenants et les aboutissants, des sous entendus et des ruses verbales. Il écouta, tout en sirotant son thé tranquillement. Sans vraiment la suivre des yeux en bougeant la tête, il laissait la jeune fille tournait dans la pièce, attendant que se soit son tour pour parler. Comme elle, il commença par autre chose, notamment sur le fait qu’il avait une certaine chance d’avoir des herbes de qualités, tout en préparant, non sans grommeler, une tasse à son intention.

    « Tiens petite fille, prends ta tasse… qu’il ne se dit pas qu’il y ait un différent de thé entre Graïul et toi… Graïul trouve de tout dans les égouts. Il y a de ça deux lunes, Graïul a déniché un tonneau rempli d’herbes. »

    Il marqua une nouvelle pause, pour boire une gorgée de la boisson fumante. Il y allait avec moult précautions pour ne pas se bruler les babines. Bizarrement, il ne semblait plus faire ses affreux bruits de bouche si caractéristique de lui depuis le début. Il avait une façon amusante de lever sa tasse pour la porter à sa bouche, en levant le petit doigt comme les dames de haute compagnie. Il semblait las, là sur sa chaise, affalé ou presque.

    « Moi s’que j’en dis… C’est que peut importe qui fricote avec qui, du moment qu’ils laissent Graïul tranquille. Ca peut bien être un humain avec un elfe, ou un stigmatisé avec un nain… qu’importe ! »

    Il ne releva pas, sciemment ou pas, le fait qu’elle pouvait reconnaître les gens. En même temps, si elle n’était pas un peu physionomiste, même aveugle, elle serait capable de reconnaître et de décrire Graïul, ne serait-ce qu’à cause des bruits qu’il produisait à longueur de temps. De même que le shuriken planté quelques secondes avant, il ne s’en formalisa pas, trouvant la lame assez costaud et pointue pour pouvoir se planter de la sorte dans son mur.

    « Et Graïul pense que la petite fille à raison, ou pas. Pourquoi choisir quelqu’un de voyant pour assassiner quelqu’un ? Certes, un nobliau qui se ferait prendre serait en bien mauvaise posture, les symboles sont sources d’attaques, mais quelqu’un de proche de la victime, un noble, une servante, un ami, à plus de chance de parvenir à ses fins que quelqu’un d’extérieur, puisque la victime ne se méfierait pas d’une connaissance jugée loyale… »

    Il avait la sensation d’en avoir un peu trop dit. Il venait de révéler une part importante de lui-même. Et il est bien connu que quelqu’un possédant un secret, à peur de le divulguer dans chaque phrase, même les plus anodines, et il voit dans son interlocuteur un ennemi potentiel venu exprès pour lui prendre son secret… Alors que bien souvent, l’interlocuteur en question n’en n’a pas idée et s’en contrefiche royalement. Les débuts de la paranoïa certainement. Loin de se décontenancer, il poursuivit. Néanmoins, un point de plus venait d’être marqué en faveur des apparences trompeuses.

    « La petite fille en fera ce qu’elle veut mais… si elle veut tuer quelqu’un, alors elle doit voir la personne la plus importante de cette ville. C’est, à ce que Graïul à entendu, elle qui commanditerait secrètement cet assassinat. »

    A les égouts, ils avaient de ça de bien qu’ils passaient quasiment partout… même sous un palais.
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Amaya
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MessageSujet: Re: [Quête]Mise à mort   Jeu 11 Fév - 19:31

La jeune fille prit la tasse que Graïul lui tendait. Apparemment, il n’était pas dérangé plus que cela par le fait qu’une quasi inconnue fasse des trous dans son mur...

Elle nota la façon du vieillard de boire du thé. Il lui rappelait quelqu’un de fort bien élevé. Peut-être que dans sa jeunesse, Graïul avait été un homme puissant... Au sommet de sa gloire, peut-être a-t-il déplu à quelqu’un de haut placé et a été contraint à se cacher?


Amaya ne connaissait pas le passé de son interlocuteur. Mais, tout en buvant le thé qu’il lui avait servi, elle imaginait comment avait pu être sa jeunesse... Ce qu’il avait dû vivre, comment il a survécu...

«Vous en avez eu de la chance, de trouver ce tonneau d’herbes! Il doit bien manquer à celui qui l’a perdu...»

La jeune fille écoutait le vieillard. Elle le laissa terminer sans l’interrompre. Quand il fit une pause, elle rajouta:

«L’ami, il n’y a aucun différend entre nous. Je te remercie pour ta générosité...».

Elle s’inclina devant Graïul. Après tout, ils étaient à l’abri des gardes et certainement des oreilles indiscrètes ici. Elle pouvait bien le remercier.

«Pour toi, le fait que des races qui ne se supportent que difficilement commencent à s’allier ne t’étonne pas? Très bien, tu sembles vivre dans un autre monde...»

La demoiselle ferma les yeux. D’une certaine façon, la vie du vieillard ne devait pas être si désagréable que ça. S’il avait pu se réfugier ici, c’est certainement car personne ne passait jamais ici. Il était tranquille. Peut-être était-il recherché? Mais qu’importe, Amaya n’avait pas l’intention de le livrer si tel était le cas.

«L’ami, j’ai peut-être un ou deux services à te demander si tu m’y autorises...» dit-elle, mine de rien. Elle souriait.

La jeune fille se tut. Elle attendit. Amaya voulait être sûre qu’il l’écouterait.

«Je sais que j’en demande beaucoup, mais pour toi, je pense que ce ne sera pas grand-chose. Tu sembles bien connaître ce labyrinthe de boyaux. Dis-moi, l’ami, crois-tu qu’il serait possible que tu me guides au palais afin de rencontrer le commanditaire de l’assassinat? En effet, ne serait-ce que par curiosité, j’aimerais bien savoir qui a ennuyé le roi, puisque tu dis que c’est lui qui a commandité ce meurtre...»

Elle finit son thé. Amaya posa la tasse vide sur la table.

«Je pense qu’un des plaisirs que tu peux avoir est la dégustation du thé... L’ami, si tu veux, je te ramènerai des feuilles de thé de grande qualité des cuisines de la pauvre victime si tu m’aides à rencontrer les gens qu’il faut... En tout cas, si j’ai l’occasion de remplir cette mission! Par contre, il faudra que tu attendes mon retour, l’ami! Cela te dérange-t-il, l’ami?»

A nouveau, elle se tut. Elle ne bougeait plus. Elle se tenait droite devant le vieillard, attendant une réaction. S’il l’aidait à se rendre au palais, elle aurait certainement beaucoup moins de mal à rencontrer le commanditaire que si elle devait s’y rentre à pied: en effet, en passant par les égouts, elle espérait contourner les gardes du roi. Les gardes de la victime? Elle s’en préoccuperait plus tard. Mais elle avait déjà une petite idée derrière la tête...
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Spalte
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MessageSujet: Re: [Quête]Mise à mort   Dim 14 Fév - 16:21

    Au fur et à mesure qu’elle parlait, il haussait négligemment des épaules, ou l’incitai à continuer d’un geste négligeant de la main. Cependant, il semblait l’écouter attentivement. Non, la seule raison pour laquelle il n’intervenait pas, était due au simple fait qu’il n’aimait pas converser pendant la dégustation de son thé. Un sourire naquit sur son visage. Sans nul doute le premier depuis leur rencontre. Il posa sa tasse avec précaution sur la table, s’essuyant les babines avec un pan de la nappe crasseuse qui la recouvrait. Elle lui demandait quelques services, tout en proposant des contreparties qui n’étaient qu’incertaines. Toutefois, il n’avait rien d’autre à faire de ses journées, et il n’avait pas passé tout ce temps dans ce labyrinthe souterrain pour refuser ses services à quelqu’un, qui plus est à un ami de boisson. Il s’adossa sur sa chaise, envoyant ses pieds plus avant sous la table, alors qu’il joignait ses mains au niveau de son ventre, le dos bien en appui sur le dossier qui avait craqué faiblement.

    « Graïul est d’accord. »

    Trois mots, pas plus, du moins pour le moment. Il ne prenait pas beaucoup de risque à la conduire au palais. En même temps, s’il craignait que son nom fusse révélé dans l’expectative où elle serait prise lors de sa tentative d’assassinat, il ne s’en souciait guère, pour la bonne et simple raison que personne ne le trouverait dans les souterrains de la ville. Quant à savoir si elle pouvait le géolocaliser, après tous les détours qu’ils allaient entreprendre dans les tréfonds, il était persuadé que cette petite fille ne pourrait pas revenir sur ses pas pour trouver son antre… Et puis de toute façon, il avait d’autres cachettes dans les environs, et même plus loin, pouvant lui servir de nouveau repaire si le besoin s’en faisait sentir.

    « Avant tout, Graïul doit dormir… Pas question de faire quoique ce soit avant. »

    Sans attendre l’approbation de la stigmatisée, il joignit ses pieds sous la table, faisant passer un par-dessus l’autre, et laissa sa grosse tête tomber vers l’arrière… A croire qu’il n’avait pas d’os dans le cou… Sa langue pendait par sa bouche grande ouverte, et un bruit régulier s’installa, alors qu’il sombrait dans un sommeil profond et réparateur. Il ne semblait pas souffrir de sa position, ou de trouble du sommeil, et moins encore d’une quelconque difficulté à s’assoupir rapidement. Il devait faire quelques envieux, pour peu qu’il soit un peu plus connu…


Spoiler:
 
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