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 La mort n'attend pas [Sujet Terminé]

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Juezel
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MessageSujet: La mort n'attend pas [Sujet Terminé]   Dim 8 Nov - 19:43

Une nouvelle soirée mouvementé s'annonçait dans l'une des villes du Continent de l'archipel de Latrenc, mais pas n'importe quelle ville. Sorahp, ville ou seul les militaires y trouvent leur bonheur plus précisément des mercenaires où criminels recrutés de part et d'autre afin de pouvoir assaillir Sutrop ville voisine de Sorahp. D'énormes nuages noir approchaient lentement de la ville annonçant une pluie qui précéderait probablement un orage assez violent. Les ruelles vides la plus part du temps ne laissaient résonner que de temps à autre le crie d'ivrogne ou de soldat se défoulant comme ils peuvent sur tout ce qui passait. Seul un fou oserait s'aventurer ici seul ou sans même faire parti de l'ordre des mercenaires et pourtant, une âme errante semblait arpenter une à une les ruelles de Sorahp à la recherche d'un endroit pour s'arrêter. L'inconnu qui avançait d'un pas lent dans la ville n'était pas vêtu d'une tenue disons réglementaire sur ce territoire, mais ceci ne semblait pas le déranger pour autant. Habillé d'un sublime costume noir, il ne passait pas inaperçue et pourtant personne ne semblait s'en soucier... L'homme s'arrêta alors devant une porte à moitié détruite et réussit à déchiffrer ce qui restait de la pancarte qui était sur la porte.

*Taverne de Sorahp*

Sur le bout de pancarte qu'il restait était aussi inscrit en tout petit, « seul les fous s'aventureront ici, si vous n'avez pas de but en entrant ici, Quittez ce lieu ! » rien de bien impressionnant à première vue, l'homme poussa alors lentement la porte qui grinça d'un son strident laissant alors place à un silence digne d'un enterrement. Tous les regards se tournèrent alors vers l'inconnu qui se retrouva confronter à des regards plus où moins menaçant, mais celui-ci ne semblait pas être déranger par cela. D'ailleurs il n'avait même pas encore ouvert les yeux pour on ne sait quel raison, il avançait à l'aveuglette dans cette ville et pourtant il ne s'était pas trompé de route une seule fois. En guise de première parole l'homme s'exprima alors d'une voix calme :

« On dirait qu'il va pleuvoir. »

Et l'instant d'après une pluie des plus impressionnantes se mit à tomber, rien de magique la dedans simplement de la logique étant donné la couleur des nuages et le vent qui avait commencé à souffler à peine entré dans la taverne, tout le monde avait le regard tourné vers cet étranger et pourtant une nouvelle fois personne n'osa dire quoi que ce soit. Approchant lentement du comptoir, le barman semblait le dévisager des pieds à la tête, il faut dire aussi qu'une personne habillé en costume noir complet et des chaussures brillantes noir quasiment neuve sa n'arrivait pas souvent. S'installant alors sur une chaise au niveau du comptoir il demanda au barman de quoi boire et ce dernier eu alors une réaction bien étrange à première vue.

« Et puis quoi encore ? De l'eau ? Ici, tu t'es trompé d'endroit mon garçon! »

Il est vrai qu'en ce lieu l'eau n'était pas la boisson la plus consommé, voir pas du tout. La plus part du temps la bière et le vin coulait à flot. La tête légèrement baissé le garçon comme l'avait appelé le barman la redressa alors lentement et ouvrit les yeux brusquement, subitement l'homme fut alors pris de tremblement, de la sueur commençait même à couler le long de son front. D'un coup le barman s'empressa de servir un grand verre d'eau à l'étranger qui afficha alors un petit sourire amusé.

« Bien. Je préfère ça. »

D'un petit geste de la main, l'homme encore sous le choque d'avoir croisé le regard de Juezel fit signe aux autres personnes de reprendre leur activité. Et ce n'est qu'en l'espace d'une fraction de seconde qu'une bagarre reprit de plus belle sous les yeux du barman qui semblait avoir repris ses esprits et par la même occasion le sourire. Pivotant sur lui même le Suedel admira alors la scène qui se déroulait devant lui, une vingtaine d'homme semblaient se défouler comme ils pouvaient et avec les moyens du bord. Un peu plus loin gisant sous les mouches et l'odeur putride qui s'en dégageait plusieurs cadavres gisaient au fin fond de la taverne, mort depuis déjà plusieurs heures apparemment. Mais personne n'avait pris la peine de les ramasser où même de les enterrer.

*Abogado ! A mal faire ton boulot tu ne vas pas tenir longtemps mon enfant. *

Juezel se leva alors lentement tout en finissant son verre d'eau qu'il reposa délicatement sur le comptoir et se dirigea alors vers les cadavres traversant alors les nombreux mercenaires qui eux n'avaient pas stoppé leur affrontement pour le laisser passer, mais il en fallait plus pour arrête la progression du Suedel qui n'avait pas encore prit un seul coup. Et il ne s'en prit d'ailleurs pas, arrivant face aux corps se trouvant à ses pieds Juezel regarda autour de lui et comme personne ne prêtait attention à ce qu'il se passait de son côté ce dernier d'un claquement de doigt fit disparaître les corps les envoyant on ne sait où. Le Suedel tourna alors les talons ayant accomplis son petit travail reprit la direction du comptoir devant de nouveau traverser les hommes qui n'avaient toujours pas cessé de se battre. C'est alors que l'un des hommes poussa un crie de rage en lança son poing en direction de Juezel l'ayant prit pour cible.

« Doucement mon garçon, tu ne voudrais tout de même pas abimer mon costume. »

Juezel s'était alors arrêté net, entre lui et le mercenaire se trouvait un second homme vêtu lui aussi d'un costume tout aussi classe que le Suedel et d'un chapeau rappelant celui des plus grand magicien connut en ces lieux. Abogado, le subordonné du jeune homme s'était interposé dos à son maître par l'intermédiaire de son bâton qui avait arrêté le poing du mercenaire prit de vitesse. Abaissant son bâton et par la même occasion le bras du combattant, ce dernier n'insista pas et reprit la bagarre avec des personnes un peu moins effrayante. Reprenant alors sa marche en direction du comptoir il s'installa de nouveau sur le même siège laissant Abogado le rejoindre tout en tapotant ses vêtements un peu poussiéreux.

« Un deuxième. » Dit le Suedel en s'adressant au Barman quelque peu choqué par se qu'il venait de voir.

Cette fois ci il fut servit de suite, pouvant savourer tranquillement son verre. Son regard se tourna alors vers la fenêtre ou il remarque que l'orage n'avait toujours pas cessé.


« Nous resterons là jusqu'à ce que la pluie s'arrête. A moins que ses messieurs ne se tue un à un. »

En guise de réponse Abodago fit un léger mouvement de tête tout en reste proche de Juezel fixant un à un les hommes de la pièce, aucune femme ne se trouvait en ces lieux. Après tout ce n'était pas un endroit pour les femmes, l'odeur putride des cadavres et le manque de manière de ses hommes en ferait fuir plus d'une. Quoi que... Au fond se trouvait plusieurs femmes qui n'avaient pas l'air d'être là uniquement pour boire un coup, tirer un coup serait le mot le plus juste bien que quelque peu vulgaire.

« Maître, pardonner moi. Mais, que faite vous ici ? »

« Je passe le temps, comme tout le monde ici... »

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Dernière édition par Juezel le Mar 10 Nov - 22:59, édité 1 fois
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Aëlmaÿs Keärilliyënna
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MessageSujet: Re: La mort n'attend pas [Sujet Terminé]   Dim 8 Nov - 22:14

Les larmes du ciel coulaient le long de ses nuages, des ses montagnes, jusqu’à noyer le monde dans la désolation. Sous cette consternation divine, une silhouette floutée, marchait avec une attitude féline. L’eau coulait, épousait les formes généreuses de son corps puisqu’elle avait vaincu sa seule ennemie, la cape qui se voyait à présent collée à la peau de cet être énigmatique. La ville n’était pas loin, elle comptait récolter des têtes de plus pour étoffer sa réputation qui n’était pas assez connue à son goût délicat. L’air semblait plus pur lorsque personne n’était dehors, fuyant l’eau, fuyant le temps, fuyant Erèbe comme la peste noire, le choléra. Tout n’était que mensonge. Tout n’était que naïveté. Mais tout se voulait pur, blanc inattaquable. Plic… Plic… Les gouttes qui venaient mourir au sein des flaques faisaient une douce symphonie. Qu’est-ce que ça lui manquait, le bruit des sanglots. Plic… Plic… La pluie devenait forte, on pouvait voir à l’horizon, de véritable trainée uniforme verticale aqueuse qui s’abattait sur les toits, sur les terres. Plic-plic-plic-plic. Cliquetis mélodramatique des torrents diluviennes. Elle s’arrêta, muette, les pieds dans une étendue d’eau peu profonde, au centre d’une ville au parterre boueux.

« Ca me désole un tel foutoir… » - Sa voix, et quelle voix… Une voix qui mêlait acidité à douceur, froideur à la chaleur, un son clair et obscure, un timbre irrité et posé. En une voix, sa voix, elle s’illustrait, doux délice épicé, douce fleur épineuse.

Il n’y avait personne dans le quartier, ce qui ne facilitait pas la tâche ingrate qu’elle avait, d’égorgeait quelques porcs écervelés… C’est alors qu’elle s’apprêtait à entrer dans une profonde réflexion, que les effluves poivrées d’un mâle la firent saliver… Elle s’approcha, prédatrice de la source d’émanation de ce parfum pour finalement voir une lumière dans une bâtisse. Intéressée, elle alla au devant la porte, quand le bruit des agitations la sortie brusquement de son état second, ce qui eut le mérite de lui hérisser le poils… C’est irritée qu’elle allait entrer dans ce lieux où régnaient les déchets… La porte à moitié inexistante lui haussa un peu plus ses ardeurs… C’est d’un coups de pieds puissant qu’elle dégonda la porte qui se fracassa bruyamment sur le bois, faisant souffler une brume de poussière et de copaux de bois desséchés.

« En voila un beau bordel… Je vais pouvoir finalement en trouver quelques déchets ! Je suis surprise de voir que vous, êtres stupides, êtes parvenus à descendre encore plus bas que terre… Où cela vous a-t-il mené ? Aux enfers ? »

Dissimulée dans ce nuage qui se dissipait, sa voix sonnait tel un couperet qui tombait, une guillotine actionnée. Puis elle s’avança, se sortant de ce flou, posant les pieds sur ce qui était lointainement une porte. Le serveur fit tomber son plateau lorsqu’il vit son visage…  « Erèbe !! ». Il s’en suivit un silence morbide, Aëlmaÿs aimait ces instants. C’est dans ces moments de mutisme que le monde se pliait à ses pieds, ils tremblaient sous un nom dont il ne connait pas le vrai visage… Pas encore. Mais une fois que quelqu’un l’aperçoit, il ne peut malheureusement plus en témoigner. La démone cessa ce silence avec le bruissement cristallin de ses vêtements trempés qui lui collaient le corps comme les bras des hommes réprouvés. Des cadavres, enfin, quelques uns étaient réels, d’autres, de simples imbéciles ayant le foie comme une éponge. Elle s’élança, implacable, au centre des déboires, des débauches, et des combats de beuverie, là où les ivrognes avaient cessé le duel pour contempler et craindre cette beauté fatale. Cette beauté, c’était tout ce qui restait. Une beauté étrange, qui attirait tout en faisant peur. Et puis surtout, cette beauté était la dernière image que ces proies auraient le loisir de voir, n’était-ce pas charmant qu’elle soit si plaisante ? Elle se mit au centre de la taverne vidant d’un coups de bras tout ce qui était sur une table pour s’y allonger, et regarder le plafond. Le craquement d’une latte du sol trahit un peureux qui tentait de fuir.

« Crois-tu que je ne te vois guère ? Sombre sot… Apporte moi une bouteille d’absinte, peut-être que cela me rendra plus clémente… Sinon… »


Dans la précipitation, le barman, peureux, accouru avec une bouteille pour la délicieuse mortelle. Prémisses de fin, fatalité imprévisible. Son doigt accusateur se pointa vers le serveur, le désignant, puis, sa main se retourna, et elle lui demanda, d’un geste, de s’approcher. Tremblant, hésitant, il s’approchait timidement de la tigresse qui restait là, le dos sur une table. Elle se releva, s’appuyant sur sa main gauche, et elle empoigna la nuque du jeune homme, et apposa ses lèvres sur les siennes, l’embrassa fougueusement. Puis elle passa sa main dans ses cheveux et le saisit avec force et lui fracassa le crâne sur le bord de la planche de bois…

« Vous pensiez quoi là ? Bon, passons aux choses sérieuses. Mesdames les déchets, mesdames les femmes de joies, veuillez sortir, ici, c’est mon terrain. Si une s’oppose à ça, j’en fais un trophée. Quant au moins courageux, je ne suis pas folle, le premier qui tente de sortir, sera le premier éviscéré. Quelqu’un veut venir jouer avec moi ? Il y a un être appétissant ici, je le sens… »

Son regard se posa sur chacun des mâles présent dans cette pièce à l’odeur nauséabonde, comment un tel monstre pouvait avoir des yeux si innocents ? Sa main se posa sur sa cuisse et glissa lentement jusqu’au bas de ses hanches, où elle attrapa une de ses dagues… L’aberration s’amusait à les faire valser avec ses doigts, la mettant en équilibre sur le bout de l’index, la lame lui entaillant un peu la chair. Quelques gouttes de sang perlèrent, timides, et Aëlmaÿs passa aguicheuse, sa langue sur ses lèvres, laissant couler le breuvage rouge sur le sol… Plic… Plic… Puis ses lèvres se virent couvertes d’une couleur vin, le monstre sulfureux avait caressé lentement sa bouche… Un petit rire aliéné se fit entendre… Puis un rictus sadique s’empara de sa pureté faciale apparente…

« Je viens punir vos péchés, déchets… Que ceux qui ont peur se plaquent au mur, et si quelqu’un ne craint rien, qui se plaque à moi. »

A ses mots, la jeune femme se leva, laissant apparaitre autour d’elle un cercle vide de présence, qui se déplaçait en même temps qu’elle. S’approchant du mur, elle y colla son dos, se crucifiant sur l’une des quatre paroi. Elle avait attrapé deux crochets que devaient servir à maintenir une horreur avant que cette taverne ne soit un ramassis de pourriture. Ainsi positionnée, elle leva la tête, on pouvait lire sur son visage une lueur démoniaque.

« Osez le parjure, tout n’est qu’injure… »

Un silence digne des plus grand cimetière s’imposa. Le sourire, à ses lèvres rougies, ne se baissait pas. Un bruit, un claquement sur le bois se fit entendre… Était-ce des pas ? Quelle folie…
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Juezel
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MessageSujet: Re: La mort n'attend pas [Sujet Terminé]   Lun 9 Nov - 0:15

Voilà déjà plusieurs minutes que Juezel et son subordonné étaient installés au comptoir de la Taverne ou ils avaient tous deux trouvés refuge pour passer le temps comme l'a si bien dit auparavant le Juge des enfers, et pourtant ce dernier semblait quelque peu confiant comme s'il savait que quelque chose allait se passer. Après tout le Juge des enfers lui-même ne ferait pas le déplacement si cela n'en valait pas le coup. Consommant alors son cinquième verre d'eau seul boisson que ce dernier tolérait encore à ce jour, lorsqu'il déposa ce dernier sur le comptoir pour que le barman lui resserve un autre verre il vit le comptoir trembler brusquement, se tournant lentement pour savoir d'où pouvait bien provenir une telle secousse il vit alors la porte de la taverne faire un petit vol plané avant de tomber lourdement sur le sol soulevant par la même occasion une quantité de poussière impressionnante qui vint changer la décoration entière de la pièce et la tenue vestimentaire de la plus part des personnes ici présentes. Y comprit le juge qui avait en horreur le fait de salir ses vêtements, ce dernier ne dit alors rien et s'installa de nouveau sur son siège prêt du bar le regard droit et fixe en direction de la porte d'entrée ou une scène divertissante allait se dérouler.

« En voilà un beau bordel... Je vais pouvoir finalement en trouver quelques déchets ! Je suis surprise de voir que vous, êtres stupides, êtes parvenus à descendre encore plus bas que terre... Où cela vous a-t-il mené ? Aux enfers ? »

« Mesure tes paroles... » souffla t-il d'une voix que nul ne pouvait déchiffrer.

La personne toujours dissimulée par la poussière qu'elle avait soulevé avança alors de quelque pas afin de se retrouver pied sur ce qu'il restait de la porte au sol, le serveur fut alors comme prit de panique comme s'il savait qui était cette personne. Juezel quand à lui n'en savait rien, ne sortant pas souvent de son tribunal il n'était pas très à jour seul reproche que lui faisait son subordonné. Le Barman prononça alors un mot dont la signification n'était pas méconnu au Suedel, « Erèbe » la bagarre qui avait débuté dans la taverne depuis un moment prit alors soudainement fin. L'étranger ou devrais-je dire l'étrangère qui était arrivé disposait d'une beauté des plus étrange, non loin d'être moche cette dernière semblait tellement parfaite que cela ne pouvait dissimuler que bien des choses. D'un air des plus neutre, Juezel continuait d'admirer ce nouveau personnage qui n'avait pas fini de faire parler de lui. C'est alors que la jeune femme s'approcha du centre de la taverne et nettoya radicalement tout ce qui se trouvait sur la table la plus proche afin de s'y installer en s'allongeant. Profitant de se moment inattention un homme tenta de fuir mais fut alors vite rappelé à l'ordre par la créature.


* Maître, que faisons-nous ? Ce manque de respect n'est pas digne de votre présence ! Nul ne peut se permettre un tel manque de respect à votre égard, dois-je m'occuper de cette Jeune femme ? *

* Allons, allons, ce n'est rien. Laisse la donc s'amuser un peu, après tout ici il ne se passe rien de bien intéressant, je m'occuperais d'elle une fois son petit monologue terminé *

Pendant ce temps le barman avait apporté de quoi boire à la ravissante créature s'étant installé sur la table, cette dernière se redressa alors arborant une posture quelque peu étrange avant d'embrasser à pleine bouche le jeune homme avant de lui fracasser brusquement le crâne sur une planche de bois.

« Vous pensiez quoi là ? Bon, passons aux choses sérieuses. Mesdames les déchets, mesdames les femmes de joies, veuillez sortir, ici, c'est mon terrain. Si une s'oppose à ça, j'en fais un trophée. Quant au moins courageux, je ne suis pas folle, le premier qui tente de sortir, sera le premier éviscéré. Quelqu'un veut venir jouer avec moi ? Il y a un être appétissant ici, je le sens... »

Que de parole, peu d'acte voilà ce qui amusait Juezel qui affichait un petit sourire en coin discret. Lorsqu'elle prononça le mot jouer, le cerveau du Juge fit alors tilt. Mais il ne se leva pas de suite, préférant attendre le bon moment avant de se faire remarquer. C'est alors que cette dernière sortie une dague tout à fait ridicule qu'elle fit valser de par et d'autre avant de la maintenir en équilibre sur son index laissant par la même occasion couler quelques gouttes de sang qui réveillèrent un des sens du juge, la soif de sang... Ce n'était pas un vampire, mais on pouvait le considéré comme cela par le faite que ce dernier est souvent à la recherche de sang et de cadavre afin de passer le temps dans son royaume. C'est alors qu'un rire étrange se fit entendre... prononçant une nouvelle fois un débit de parole inutile elle alla se coller a un mur d'une façon des plus morbide avant de lever la tête tout en affichant une lueur démoniaque lisible sur son visage pourtant si jolie.

« Osez le parjure, tout n'est qu'injure... »

Faisant place au silence, un bruit de pas se fit entendre suivit de plusieurs claquements. Quelqu'un s'approchait de la créature en applaudissant cette dernière, quel fou avait osé briser ce silence et par la même occasion le monologue de l'exquise créature. Juezel, le juge lui-même avait enfin décidé de quitter sa chaise laissant sur place son subordonné qui ne l'avait même pas vue bougé. Il approchait d'un pas lent tête baissée de la jeune fille affichant le même sourire amusé. Il s'arrêta et regarda autour de lui, tous ses hommes effrayés par une simple créature avec un couteau de cuisine.

« Bravo ! Je te félicite ! Comme entrée je pense que l'on aurait pu faire mieux. Bien que d'après moi tu en fais un peu trop. Et tu es surtout très bavarde, ce qui est quelque peu déplaisant surtout lorsqu'il s'agit d'écouter tes sornettes. »

Désormais, Juezel était passé du simple consommateur au provocateur. Il attaquait directement la créature qui avait fait son entrée un peu trop bruyamment à son goût, après tout pourquoi ne pas avoir tout simplement pousser la porte comme tout le monde. Nul ne savait se qui motivait vraiment cette étrangère, mais notre Suedel allait se charger des questions.

« De plus, tu es malpolie. Tu n'as même pas pris la peine de te présenter et tu m'as aussi habimé mais costume. Mais bon je ne t'en tiendrais pas rigueur de suite. »

Arrivé à quelques centimètres de la créature, ce dernier leva alors lentement la tête afin de croiser ne serait-ce qu'une fois le regard de cette dernière. Le regard du juge était quelque chose de peu soutenable, ses yeux d'un rouge si intense que se plonger dedans suffisait pour comprendre à quelque chose prêt ce qu'était les enfers. Fixant alors l'étrangère plusieurs secondes il approcha sa tête de son coup, reniflant cette odeur déstabilisante pour un simple humain qui se dégageait.

« Mmmm, ravissante, si angélique, ce visage, cette finesse tout d'un enfant... Et pourtant si dangereuse. »

Remontant alors lentement jusqu'à son oreille droite, ce dernier lui glissa alors :

« Connais-tu vraiment les enfers ? »

Ces paroles n'étaient alors pas prononcée pour rien, quelques instants avant la jeune fille y faisait allusion. Et pourtant Juezel n'avait pas souvenir d'avoir déjà rencontré cet être si prétentieux et arrogant qui se trouvait à quelques centimètres de lui. Reculant sa tête lentement il effleura de ses lèvres celle de la demoiselle amusé par son comportement. La tension devenais petit à petit oppressante pour certains des Mercenaires présents qui préféraient fuir la taverne plutôt que de subir toute cette tension. Les tentatives d'intimidation n'avait fait qu'amusé ce dernier qui reprenait de plus belle les questions à l'égard de l'étrangère.

« D'où viens-tu, qui es-tu ?! et pourquoi tant d'arrogance... Tu ne voudrais tout de même pas que j'abime se sublime visage et ce merveilleux corps dont tu sembles tant jouer ? »

Il caressa alors tout en prononçant ses paroles le visage de la demoiselle avant d'exercer une pression sur la main qui détenait la dague afin de prévenir cette dernière que tenter quoi que ce soit en ce lieu ne la mènerait qu'à sa perte. La suite de la conversation et les réponses qu'elle allait fournir serait surement déterminante pour sa petite existence insignifiante au yeux du Suedel. C'est alors qu'Abogado se tourna lentement vers le barman pour prononcer ses quelques mots :

« Votre taverne est assurée ? »

le Barman ne répondit alors pas de suite, et se contenta d'un petit non.

« Dommage. »

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Aëlmaÿs Keärilliyënna
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MessageSujet: Re: La mort n'attend pas [Sujet Terminé]   Lun 9 Nov - 5:39

Un pas lent, les chaussures claquaient sur le bois, qui, lui, grinçait. Ses mains s’étaient animées par un désir de se faire remarquer, s’entre frappant, applaudissant dans un bruit sourd et étouffé. Aëlmaÿs leva la tête pour regarder dans les yeux celui qui venait se heurter à elle avec un sourire parfaitement satisfait… C’était bien à lui. C’était bien à lui ce parfum enivrant qui avait eut le malheur d’arriver dans l’olfaction de la jolie hybride. Son corps exposé, elle était là, le regard plongé dans l’ivresse du rouge qui crépitait sans les pupilles de cet inconnu. Il s’apprêtait à lancer l’offense.


- Bravo ! Je te félicite ! Comme entrée je pense que l'on aurait pu faire mieux. Bien que d'après moi tu en fais un peu trop. Et tu es surtout très bavarde, ce qui est quelque peu déplaisant surtout lorsqu'il s'agit d'écouter tes sornettes. De plus, tu es malpolie. Tu n'as même pas pris la peine de te présenter et tu m'as aussi abimé mais costume. Mais bon je ne t'en tiendrais pas rigueur de suite.


Il avait osé ? Quelle veine avait-elle eu pour tomber sur un pareil personnage. De plus, il n’y avait que de quoi s’amuser dans le coin, sans doute que la partie allait être longue et la balle serait-elle au centre ? L’homme avait relevé les propos de l’aberration, et était venu se plaçait à quelques centimètres d’elle. Sa langue glissa lentement sur ses lèvres en écoutant ses paroles, mais surtout, en s’imprégnant de cette odeur qui la tenait en émoi.

« Ô toi, inconnu, qui vient te mesurer à ma parole, tu viens chercher mes présentations sans partager la tienne ? Ne serais-tu pas, ô excusez-moi, aussi impoli que moi ? Il est fort simple de dire aux autres quoi faire sans pour autant être capable de la moindre action de ses mots. Vous m’amusez. Sachez de plus, que dans un lieu de déprave de ce genre, il faut s’attendre à ce que les parcelles de tissus se détériorent. A ça, je n’aurais qu’un conseil logique pour vous, peut-être deux : N’attachez important que du corps, détachez cette enveloppe de superficialité, ou… Habillez-vous autrement pour vous débaucher. »


Sa voix avait soudainement pris un ton autoritaire, neutre, et impartial. Erèbe venait d’arriver, froid comme les nuits ténébreuses d’hiver. Quelqu’un avait osé s’imposer au travers de son règne despotique. Toute personne gênant serait condamnée à se voir retirer toute chose précieuse à son être. Elle allait faire son possible pour retrouver sa hauteur, son trône de noirceur, et tenir tête à ce parfait inconnu. Alors qu’elle sévissait, le Suedel s’approcha, sans peur, de la nuque de la jeune femme, humant les effluves de son pouvoir.

- Mmmm, ravissante, si angélique, ce visage, cette finesse tout d'un enfant... Et pourtant si dangereuse.

Des paroles qui sonnaient, pour Aëlmaÿs, comme un reproche au creux de sa tête. Mais les lèvres de son opposant se posèrent dans les sillons de ses tympans pour glisser un susurre, audible seulement d’eux deux.

- Connais-tu vraiment les enfers ?

La voix se voulait déjà moins ironique, la question était donc sérieuse. L’hybride eut un frisson et posa son coude droit sur l’épaule de celui qui était face à elle. Elle ne répondrait pas immédiatement, elle allait rendre son verdict. Dans la geste lent et contrôlé, l’inconnu effleura de ses lèvres celle de la femme dangereuse avec un rictus amusé. Il était donc là pour jouer. Elle allait faire de même. La tension palpable en fit fuir plus d’un, mais elle ne s’en soucia pas, trop intéressée par ce petit numéro qui se composait lentement. Sa main gauche vint glisser sur le torse habillé de poussière de l’homme à sa portée, la glissant sous les plis de la veste de costume grisée, sur la chemise parfaitement repassée… Les derniers sots qui avaient eu peur de partir plus tôt, le firent maintenant, détalant comme des lapins pour profiter de cette instant de clémence. Avec un petit air entre contrariété et enfantinage, la sulfureuse empoisonna, glissa avec regret « Mes jouets… Cassés… ». Elle releva alors le visage pour défier le regard profond comme les Enfers de son adversaire, lui offrant ses yeux qui eux, profond comme les abysses marins, reflétaient une certaine fragilité, une pureté, mêlée à la quiétude d’être une proie. Un regard prenant, charmant, contraire à sa façon d’être, mais tout n’est que mascarade. Tout en mêlant son regard au sien, elle avança son visage jusqu’à être front contre front, sans avoir quitté comme point à fixer l’iris de celui-ci. Son bras droit vint enlacer le jeune homme, le rapprochant des quelques centimètres qui le séparaient de la succube. Féline, caressa du bout des lèvres la bouche, puis la joue de Juezel, elle se dirigea vers son oreille qu’elle mordilla tendrement, tout en continuant d’effacer la distance. Dans un susurre, entre deux morsures, elle lui susurra…

« Cette proximité vous convient-elle, impoli, bien que je sois tout aussi bien que vous peu attirer par les révérence ? Peut-être trouvez-vous qu’il règne encore trop d’éloignement… C’est toujours trop loin pour me satisfaire… »


Ses mots étaient lent, valsant sur un rythme ternaire estompé. Le jeune homme reprit ses flux de questions inutiles. Elle n’était pas là pour parler…

- D'où viens-tu, qui es-tu ?! Et pourquoi tant d'arrogance... Tu ne voudrais tout de même pas que j'abime se sublime visage et ce merveilleux corps dont tu sembles tant jouer ?

La jeune femme arrêta d’ennuyer un instant le pauvre homme, pour revenir lui tenir tête dans un face à face. Ses mains continuaient d’arpenter son corps qui épousait le sien. Tout était calme, elle n’était même pas sûre que le barman eut le courage de rester, mais il demeurait quelqu’un, qui était attentif au déroulement de la scène. Remontant de la bordure brodée de boutons de sa chemise, ses doigts glissèrent sur son cou, puis sur l’ovale de son visage, et finalement, le doigt écorché vint caresser les lèvres du seule courageux, ou fou ? Quelques gouttes de sang perlèrent à nouveau, et c’est seulement après cela que Aëlmaÿs eut l’envie de répondre.


« Je viens d’un enfer qui ne se déroule pas sous mes pieds, un enfer terrestre, un enfer humain. Il n’en est rien face au boyau de la tête, du sommeil éternel, mais cet autre Enfer est mon culte. Je n’ai d’arrogant que la qualité de l’être, ne vous sentez-vous pas tout aussi prétentieux ? De là où je viens, on n’en parle pas. Pour celle que je suis, je suis celle qui créer un peu de distraction au dieu oublié de cet ère, le Juge. Sans âme, ne s’ennuierait-il pas ? Moi si. Ici, je suis Erèbe, main sentencieuse des ténèbres, peine de mort incorruptible, perle noire des sphères. Qui je suis ? La peste, le choléra, ce que tu veux. Je suis tout, je ne suis rien, je suis le ciel, le sous-sol, l’ombre à la lumière… Que suis-je ?… »

Sa voix articulait lentement, dans un murmure cadavérique post agonie. Ses mains glissaient, touchaient… Son visage s’enfouit, elle descendit pour apposer ses lèvres au creux de sa nuque, jouant tendrement avec la peau et la chair de celui qui était trop curieux à son goût.
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Juezel
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MessageSujet: Re: La mort n'attend pas [Sujet Terminé]   Lun 9 Nov - 12:29

Et voilà la première attaque avait été lancé par le Juge des enfers, surement agacé de devoir supporter le comportement déplacé de cette personne qui semblait tout aussi sur d'elle que ne l'était le Juge lui même. Deux fortes personnalités allaient-elles se croiser ? Relevant alors un à un les propos de l'inconnue dont la première réponse ne se fit pas attendre plus d'une seconde :

« Ô toi, inconnu, qui vient te mesurer à ma parole, tu viens chercher mes présentations sans partager la tienne ? Ne serais-tu pas, ô excusez-moi, aussi impoli que moi ? Il est fort simple de dire aux autres quoi faire sans pour autant être capable de la moindre action de ses mots. Vous m'amusez. Sachez de plus, que dans un lieu de déprave de ce genre, il faut s'attendre à ce que les parcelles de tissus se détériorent. A ça, je n'aurais qu'un conseil logique pour vous, peut-être deux : N'attacher important que du corps, détachez cette enveloppe de superficialité, ou... Habillez-vous autrement pour vous débaucher. »

* Mmm. *

Juezel remarqua alors que la voix de la jeune fille avait soudainement changé de ton, celui si semblait autoritaire. Rien de bien méchant à première vue, de plus la demoiselle venait de touché un point dit sensible de Juezel. Son apparence, rare sont ceux qui on osé s'en pendre à ce détail physique que ne négligeait pas le Suedel. Préférant comme à son habitude finir ce qu'il avait entrepris il poursuivit alors le dialogue avec cette dernière qu'il ne quittait pas du regard. C'est alors que le Juge arriva au passage concernant les enfers, un frisson parcourut alors l'hybride qui posa son coude droit sur l'épaule du jeune homme. Une tentative pour détourner le faite que cette dernier venait de comprendre que la discussion allait s'avérer probablement plus sérieuse qu'elle ne le pensait. Quelques courageux décidèrent de s'enfuir puisqu'il le pouvait encore, l'hybride sembla alors l'espace d'un instant quelque peu contrariée par le départ de se qui n'était rien d'autre que pour elle des proies. Relevant alors le visage elle vint défier du regard Juezel qui n'avait pas bougé d'un millimètre depuis le début, le regard de la jeune fille était pourtant prenant mais comme l'avait si bien fait remarquer le Juge tout ceci ne dissimulait rien d'autre qu'une personne qu'il ne fallait pas sous-estimer. Les enfers étaient bien plus que visible dans le regard du Suedel, tandis que lorsque ce dernier prêta plus attention aux yeux de la jeune fille il perçut quelque chose d'aussi profond que les siens mais qui n'avait pourtant rien de plus dangereux à ses yeux. La jeune fille fidèle à elle même vint alors enlacer de son bras l'homme qui ne bougeait toujours pas ne la quittant pas une seconde du regard, sans même un clignement d'œil il vit alors la féline venir caresser sa bouche puis sa joue avant de venir mordiller son oreille avant de reculer petit à petit et prononcer :

« Cette proximité vous convient-elle, impoli, bien que je sois tout aussi bien que vous peu attirer par les révérences ? Peut-être trouvez-vous qu'il règne encore trop d'éloignement... C'est toujours trop loin pour me satisfaire... »

Mais rien de ce qui pouvait raconter l'hybride ne semblait arrêter le flux de question qu'il avait entrepris auparavant. C'est alors qu'elle se décida enfin de mettre un terme à tous ses attouchements... Pour venir se dresser face à lui plus convenablement, laissant tout de même ses mains continuer d'arpenter le corps du Juge. L'ambiance dans la taverne était comme retomber subitement, il ne restait personne si ce n'est nos deux prétendants, Abogado et le Barman qui eux assistaient à cette scène quelque peu loufoque. C'est alors que de la main elle remonta lentement la bordure brodée des boutons de sa chemise et laissa glisser ses doigts dans son cou pour au final venir par caresser les lèvres de Juezel.

« Je viens d'un enfer qui ne se déroule pas sous mes pieds, un enfer terrestre, un enfer humain. Il n'en est rien face au boyau de la terre, du sommeil éternel, mais cet autre Enfer est mon culte. Je n'ai d'arrogant que la qualité de l'être, ne vous senter-vous pas tout aussi prétentieux ? De là où je viens, on n'en parle pas. Pour celle que je suis, je suis celle qui créer un peu de distraction au dieu oublié de cet ère, le Juge. Sans âme, ne s'ennuierait-il pas ? Moi si. Ici, je suis Erèbe, main sentencieuse des ténèbres, peine de mort incorruptible, perle noire des sphères. Qui je suis ? La peste, le choléra, ce que tu veux. Je suis tout, je ne suis rien, je suis le ciel, le sous-sol, l'ombre à la lumière... Que suis-je ?... »

Descendant lentement dans le creux de sa nuque afin de jouer avec la peau du Juge ce dernier, une nouvelle fois, esquissa un sourire amusé. Mais celui-ci avait un petit quelque chose de différent, d'ailleurs c'est à ce moment précis qu'Abogado le subordonné de Juezel fit signe au Barman de se mettre à l'abri. Les paroles de l'hybride venait d'agacer longuement le Juge des enfers en personne. D'une geste rapide à peine visible il prit alors la jeune femme la gorge afin de la plaquer violemment contre le mur sur lequel elle s'était elle même crucifier au début de la conversation, exerçant une petite pression ayant pour simple but de lui faire croiser son regard ne serait ce qu'une dernière fois.

« Cette proximité... Ne me convient guerre. »

Sa voix avait changé, auparavant calme elle était devenue comme caverneuse laissant échapper quelque chose de démoniaque dans le ton. C'est alors qu'il exerça une pression d'un coup beaucoup plus intense faisant passer l'hybride à travers le mur sur lequel il l'avait brusquement plaqué, le mur fut littéralement brisé sous la pression laissant désormais la jeune femme voler sur quelques mètres avec les morceaux du mur brisé. Dehors les quelques personnes présentes chez eux fermèrent immédiatement ce qu'il leur restait de volet afin d'éviter d'assister à une scène qui pourrait rapidement tourner au drame. Dehors, la pluie avait cessé. Quant à la jeune femme elle s'était retrouvé quelques mètres plus loin, le peu d'habit qu'elle portait encore plus déchiré qu'il ne l'était déjà. D'un petit saut le Juge passa le trou béant dans la taverne approchant alors lentement vers cette dernière, autour de lui une aura des plus sombres semblait affluer de toute part.

« Tu prétends venir d'un enfer qui ne se trouve pas sous tes pieds, un enfer que tu dis terrestre ?Sais tu qui est à l'origine de cet enfer que tu décris, penses-tu vraiment que nul n'en ai la cause ? Prétentieux ? Moi ? Je ne suis que le reflet de moi-même, un être abusant de sa puissance et de son pouvoir afin d'obtenir ce que je désirs. Tu es celle qui créer un peu de distraction au Juge des enfers ? Crois-tu vraiment qu'il en ait besoin... la peste, le choléra ? Je suis bien pire que tout ce que tu as connu jusqu'à maintenant. Toi qui te prétend être tant de chose... Adresserais-tu les mêmes paroles ainsi que le même manque de respect à celui qui pourrait causer ta mort ? »

Tapotant ces vêtements afin d'y enlever le peu de poussière restant que l'hybride avait déposé en détruisant le morceau de porte restant de la taverne, il fit un petit signe à son subordonné et lui dit :

« Je t'avais dis que l'on ne sortirait pas avant que la pluie ne cesse... »

Abogado avançait d'un pas encore plus lent que son supérieur, craignant à tout moment un excès de colère de celui-ci. Juezel, juge des enfers... l'être le plus étrange qu'il puisse exister à la fois classe et distinguer mais aussi cruel et manipulateur... Désormais le comportement de l'hybride allait être décisive pour la suite des évènements, l'aura qui lui faisait face était pourtant encore loin d'elle mais semblait déjà collé à elle. Qui était il ? Après tout il ne lui avait toujours pas décliné son identité...

« Je réitère ma question... Qui es-tu ? Va droit au but, je ne veux que ton nom... Si la réponse m'est convenable je serais probablement magnanime avec toi. »

Au loin des bruits de pas avaient attiré brièvement l'attention du Juge qui restait tout de même concentré, « Dix... Quinze... Vingt... Trente... » En effet une trentaine de Mercenaires probablement les plus téméraires courraient à toute allure en direction des deux opposants. Qu'allait il se passer ? Un renversement de situation ? Un combat ? La mort de cet Hybride quelque peu étrange ? Nul ne le savait vraiment. Seul l'avenir nous le dirait, un avenir plus proche qu'il n'y paraît.

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