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 Aiem

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Aiem Elrehïa
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Aiem Elrehïa

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MessageSujet: Aiem   Aiem I_icon_minitimeVen 18 Déc - 17:29

    Le sang durcissait à mesure qu'il s'écoulait sur le sol rocailleux. Les vapeurs qui entouraient le corps brûlaient les chaires lentement, comme une longue plainte suintante. Sa peau chantait cette plainte avec un voix affreuse, crépitante et salivante à la fois. Elle se consumait comme une vulgaire cendre, un morceau de carbone qui n'attendait que le vent pour raviver sa vie et la porter vers des cieux cléments. Aiem ne criait pas, mais à la douleur l'accablait sur le sol. Son dos au contact du volcan, il cuisait, sans gémir, sans bouger, sans même ouvrir ses yeux. Il sentait les frasques de Quetzacolc enfumer ses pensées comme il enfumait le ciel. Une épaisse chape de fumée opaque cachait le jaune scintillant du soleil qui perçait néanmoins par endroits la nuée ardente stagnante et ne faisait que ralentir sa mort prochaine. D'ailleurs, comment n'était-il pas encore mort ? Comment supportait-il encore toutes ces souffrances ? Trois jours qu'il était échoué ici, comme tombé du ciel, dans les bras de Quetzacolc. Le volcan l'avait recueilli, comme illuminé de voir enfin les enfants qu'il supportait dans les antres de sa chaire à la surface, bien vivants. Bien réels. Aiem ne se souvenait plus comment il était arrivé ici, même si les bribes de son passé restaient bien implantés dans sa mémoire. Des noms. Vastaràlf. Un Dieu, Lloth. Une famille, Elrehïa. Mais entre les haletantes marches armées de ses frères et de ses soeurs et sa situation sur les pentes du volcan, il y avait un une muraille immense, béante, dont il n'arrivait pas à combler les brèches. Dont il n'arrivait pas à rassembler les deux bouts, les tenants. En fait, il allait mourir. Et l'espace d'un instant, il se persuada qu'il en serait bien mieux ainsi.

    La lave l'épargna pour une raison qui lui échappait. La poussée soudaine des cendres brûlantes qui dévastaient régulièrement les monts de Quetzacolc également, alors qu'il n'était pas question ici de faiblesse. Le recul de la jungle depuis des millénaires sur ces terres en était la preuve la plus concrète. Il sentit leur contact. C'étaient de petites dents qui mordillaient fiévreusement sa peau. Des milliers de petites dents que personne ne pouvait arrêter. Ses yeux fermait, il ne pouvait plus qu'entendre sa respiration haletante se dissiper dans l'âcre atmosphère viciée. C'était le troisième jour et les mots manquaient pour qu'il puisse décrire pleinement les minutes qui passaient comme des heures et ce ciel rempli de haine qui l'accablait.

    Quel âge as-tu, elfe ?

    La voix le surprit. Elle sortait de nulle part, sinon de cette légère éclaircie dans le nuage cendré, dont les rayons du soleil s'occupait de la traverser et de l'accabler bien plus que toutes les artilleries naturelles du volcan dont il était le fils.

    Qui ... Qui parle ?

    Allons, allons, ne pose de pas de si sottes questions. Répond plutôt à la mienne. Quel âge as-tu, elfe ?

    Aiem peina à ouvrir ses yeux et lorsqu'il les entrebâilla dans un ultime effort, ses paupières se refermèrent aussitôt.

    Vingt ans. J'ai vingt ans. Mais je ne suis plus un elfe. Qui êtes-vous ?

    Pourquoi n'es-tu donc plus un elfe ? Ton âge est prononcé mais tu as encore le visage d'un enfant, tes oreilles pointent vers le ciel comme les grandes montagnes de Quetzacolc, ton corps est grand et puissant, ta peau est noire comme les cendres de l'Enfer, ta langue est fourchue et volatile, ton esprit sage, puissant et dangereux à la fois. Si tu n'es pas un elfe, alors je ne suis pas réel.

    Intérieurement, il esquissa un sourire amusé.

    Mais vous n'êtes pas réel.

    Cela, tu n'en sais rien.

    Je ne suis plus un elfe. Ma peau n'est plus noire, elle est brûlée par le soleil. Banni, me voila devenu.


    La voix devint encore plus caverneuse. Elle perçait déjà ses tempes avec conviction, mais son cri devenait alors profond et enlaçant.

    Il y a une place pour chaque âme dans ce monde. Il te faudra simplement la chercher. Lorsque tu l'auras trouvée, Aiem Elrehïa, fils de Galad Elrehïa et d'Iranie Todur, appelle-moi, et je viendrais à toi.

    Comment je pourrais vivre encore ? Et même si je sors de ce brasier, comme vous retrouverais-je, je ne connais même pas votre nom !

    Un rire intéressé et ironique à la fois déchira son esprit.

    Lorsque tu auras ta place dans ce monde, elfe, confie ton âme à l'Adar. Bon courage, Aiem.

    Bon courage.

    ~~~

    Ces blessures ne guériraient jamais, avait-il dit tout haut. Le visage de l'homme visage n'exprimait aucune compassion, juste un peu de dégout et de surprise due à la curiosité. Un trait que seuls les humains pouvaient arborer avec si peu d'intelligence puisqu'elle découlait plus de l'idiotie et de la débilité qu'une véritable passion pour la science et pour la vie de manière générale. De manière générale, les elfes n'avaient jamais vraiment apprécié la présence humaine ; Aiem les haïssait plus que tout.

    Pourtant, sa famille avait été l'un des plus grands acteurs de l'éradication du peuple humain du contient d'Eizanoma. Durant plusieurs années, Iranie avait manipulée avec une intelligence innée les rênes de la cour et de l'aristocratie elfique pour envoyer de multiples expéditions dans toute la jungle environnante et réduire à néant ceux dont les oreilles ne poussent pas. La plupart du temps, ils servaient simplement à engraisser une terre déjà enrichie par les cendres des grands volcans environnants. Mais parfois, on gardait quelques âmes en vie et on les sacrifiait. Parce que les Dieux ne sont jamais très patients.

    Mais Aiem les haïssait encore plus. C'était une autre logique, un autre raisonnement. Les Vastaràlf tuait pour survivre. Il avait égorgé pour vivre et c'était très certainement pour cela qu'on l'avait fait tomber du ciel sur les pentes de Quetzacolc. L'aristocratie reste et restera certainement à jamais une jalouse salope qui éradique tous ceux qui nuiraient à sa supériorité. Pour cette même raison, Aiem détestait les femmes. Principalement sa mère.

    C'étaient les seules souvenirs de sa vie à Vastarfelhim. Le reste ... c'était le néant.

    L'homme posa sa main sur son épaule et la retira aussitôt lorsqu'il ouvrit les yeux. Cela faisait une semaine qu'il s'était réveillé, mais il avait préféré laisser ses paupières closes et d'écouter ainsi, comme il avait écouter les battements impulsifs du volcan qui l'avait reccueilli et qui étrangement lui avait laissé la vie. Il s'était contenu pour ne pas se saisir de sa lame et pour l'enfoncer dans la gorge de l'enfant qui avait pansé ses multiples plaies à de nombreuses reprises, afin d'en extraire les cendres et le sang solidifié.

    Salem ... Il trembla une seconde puis cria. SALEM !

    Un bruit de métal sortit du fond de la grande tente de toile mais personne n'apparut.

    Pourquoi cries-tu, homme ?

    Salem bordel, il s'est réveillé !

    L'enfant apparut, armé d'un gros couteau de cuisine que, rien qu'à la manière dont il l'empoignait, il ne semblait pas savoir utiliser.

    Aiem s'empara alors immédiatement du poignet de l'homme qui était toujours assis à côté de lui et serra. Son regard se posa sur ses muscles largement affaibli par son escapade en solitaire à la surface de la terre et frissonna. Mais il ne lâcha pas.

    Lâche-le, saleté de créature !

    Il se leva, et sans sourire fit un pas vers l'enfant. Sans lâcher le poignet de l'homme, il s'accroupit alors et lui fit face.

    Salem, Salem, Salem ... Sais-tu ce que mon peuple fais à ceux qui manient les armes comme toi ? Sais-tu ce que les miens font aux pères de l'humanité ?

    Quelques larmes perlèrent dans les yeux de l'enfant.

    Vous ne pouvez pas faire ça l'elfe ! Nous vous avons sauvé de la mort ! Merde !

    Vous m'avez empêché de mourir, imbécile. Il n'y a rien qu'un Elrehïa puisse faire avec une telle peau. A part mourir.

    Alors tuez-vous, et laissez-nous tranquille.

    Cette réponse l'intrigua. Etrangement, elle lui plut. Aussitôt il lâcha l'homme et afficha un sourire narquois. Il se releva et se rassit sur la couche de fortune que lui avait fonctionné l'homme.

    Vous avez dit que ces blessures ne se refermeraient pas.

    L'homme cligna des yeux et malaxa doucement son poignet. Il posa son regard sur les larges cicatrices brunes qui déchiraient son torse et les muscles de ses bras. Aiem grimaça. Le soleil lui avait pris sa belle robe noire, une couleur presque pure chez les Vastaràlf, mais Quetzacolc lui avait également imposé sa marque.

    La respiration de l'homme se calma.

    En effet. Je n'ai jamais vu de telles blessures. Je suis désolé, je sais à quel point votre ... peau ... est importante à vos yeux.

    Il y a une place pour chaque âme dans ce monde. Je trouverais la mienne, même avec cette ... couleur.

    Aiem passa une main mal assurée sur ses bras, dessinant du bout des doigts les muscles rougis par le sang et grisés par la cendre et la couleur du soleil. La chaleur et l'effort avait fait fondre une grande partie de ses muscles et l'elfe savait bien qu'il ne retrouverait plus la carrure qui faisait sa force d'antan. Il n'avait que vingt ans, c'était presque un enfant dans le plein âge. Les elfes vivent éternellement, se dit-il. Mais Quetzacolc aurait pu en décider autrement. Et pourtant, il ne lui avait pas ôté la vie. Il l'avait accablé, affublé d'un avenir dont il restait encore tout à construire mais il était vivant. Et finalement ... Sa mère ne lui manquerait pas.

    ~~~

    Leur campement s'était soudainement soulevé. La bourrasque de cendre qui tombait de Juzelamelac avait pris une bonne partie de leur équipement et déchiré deux des trois toiles qui couvraient leurs tentes. Jahir avait pris dans ses bras son fils, Salem et comme une grande majorité des hommes qu'Aiem avait croisé ces vingts dernières années, il l'avait réconforté avec une fausse assurance. Il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir. C'était presque une caractéristique qu'il respectait chez les humains - et c'était bien la seule : cette manière d'espérer de manière totalement indépendant de la réalité. Les hommes vivent dans l'irrationnel, pensa-t-il. C'est ce qui les fait grandir.

    Salem était un petit garçon un peu candide. Cette naïveté le rendait d'autant plus fort. Jahir, son père, était un homme trapu et courageux qui aimait prendre les choses en main et qui le faisait avec plus ou moins de réussite. La semaine qu'ils avaient passé ensemble ne changerait pas la vision qu'Aiem avait sur cette race, mais leur cohabitation se fit sans grands problèmes, ni d'un côté, ni de l'autre. Le pragmatisme les avait finalement rassemblé, et Aiem avait écouté avec curiosité et intéressement l'histoire des deux hommes.

    Salem avait perdu sa mère quelques années après sa naissance et vivait seul avec Jahir. Ils parcouraient les grandes forêts noires et denses du continent depuis, préférant vivre reclu que dans les campements de fortunes et petites bourgades militaires où les hommes s'étaient installés depuis des siècles. Des centres dont leur sécurité n'était plus garantie, notamment depuis la séparation au sein de la race elfique. Ils parcouraient ce monde avec leurs bagages et vivaient au jour le jour, profitant de ce que la nature leur offrait.

    Quant à lui, Aiem n'avait pas préféré se confier. Cela n'avait pas d'importance et il ne pouvait pas se permettre de réduire encore le jugement que les deux humains avaient sur sa personne. Pourtant, le nom d'Elrehïa résonnait comme une note noire et sordide, maculée de sang dans les contrées nordiques d'Eizanoma. Non, décidément, cela n'avait pas d'importance. Ce jour-là, Aiem décidé qu'il était temps pour lui de partir.

    Tu as une terre où aller, Aiem ?

    Il ne marchait que depuis quelques heures mais étonnement, il s'était attendu à trouver cette voix sur son passage. Comme si c'était écrit.

    Je suis ici chez moi.

    Exact. Néanmoins tu restes seul.

    Aiem sourit, amusé.

    Je suis un elfe, Adar. Je n'ai besoin de rien d'autre que ma terre. Ma terre est ici. Ma place, je l'ai trouvé. Je n'en ai pas, elle est partout.

    Ne parle pas de ce que tu ne connais pas, elfe. Je ne suis ni Adar, ni aucun autre dieu. L'Adar, est une entité dont tu ignores tout. Lloth elle-même est aveugle.

    Le visage d'Aiem changea du tout au tout.

    Lloth ?

    L'Adar est un banni, un exclu. Un enfant que Lloth a porté, un enfant qu'elle a jeté. Un enfant qui est en toi et dont Iranie ...

    Iranie ?

    La voix gronda.

    Il y a trop de choses que tu ignores.

    Dans ce cas explique moi. Tu es venu à moi sans que rien ne t'y oblige et tu me parles de choses farfelues dont je n'ai actuellement que faire.

    Va jusqu'à Imgard. Là-bas, tu auras des réponses à tes questions


    Aiem bougonna.

    Ne serait-il pas plus simple que tu y répondes ?

    Va à Imgard.


    ~~~

    Quelques mois plus tard.

    Sais-tu réellement ce qu’Imgard signifie, Homme ? Sais-tu quel est le pouvoir de ces êtres, de leurs arches et de leurs runes ? Non, tu ne sais rien de tout cela, n’est-ce pas. Tu n’es qu’une âme parmi tant d’autres et, ni moi, ni aucun autre ici, ne te remarquera.

    Aeim enchevêtra ses jambes entre elle et sourit. Il se pencha sur l’homme dont les yeux chatouillaient le sol.

    L’Adar Elrehïa n’a que faire de ceux qui ne sont pas remarquables. Te crois-tu remarquable, Homme ? Aiel, cet Homme est-il remarquable ? Eliem, Ariem, Tuliel ! Cet homme est-il remarquable ?

    Un à un, il les questionna du regard. Eliem sourit, les autres gardèrent leur calme concentré et sérieux. Aiem tendit son bras et posa la paume de sa main contre le front du jeune homme. Il était habillé d’une légère tenue d’infanterie, aux parures peu distinctives mais tout son apparat avait malheureusement été souillé par l’intense traque qu’il avait subie dans les forêts noires d’Imgard. Les elfes l’avaient poursuivi durant deux jours et Aiem ne pouvait se satisfaire d’un sourire taquin que ce jour-là. C’était une assez bonne raison de sourire. Une assez bonne raison de le tuer. Les marques rouges qui tailladaient son bras s’illuminèrent immédiatement. Il s’en dégageait une légère fumée grise qui empestait la chaire brûlée. Subitement, la couleur s’intensifia et vira en un jaune lumineux, intense. Un jaune que les yeux des elfes supportaient avec une certaine crispation désagréable dans la nuque. Le regard de l’homme se leva vers Aiem. Ce n’était pas le courage qui l’animait. Le soldat sentait son heure arriver. Comme tous les autres avant lui, il comprenait rapidement. Décidément, à défaut d’être un Homme, un incapable, faible, roublard et pervers, il était un excellent soldat et d’une intelligence intéressante.

    Aiem sourit un peu plus, dévoilant deux rangées de petites dents à l’émail parfaitement blanc.
    La lumière s’infiltra entre ses doigts noircis par le temps et par l’obscurité permanente. L’homme s’effondra aussi sec.

    Non, tu ne l’es pas.

    Aiem ne devait pas s’inquiéter outre mesure. C’était le conseil de Teldur, le vénérable et gris parmi les elfes gris, qui le lui avait donné après que l’Adary ait attrapé l’humain. C’était le cinquième. En moins de dix jours. Bien trop, pensa-t-il, bien trop. Bien sûr, cette présence désagréable ne représentait aucun danger en elle-même. Les hommes avaient, de toute manière, toujours fourrer leur nez là où ils feraient mieux de fermer les yeux.

    Aiem les avait très longtemps épiés. Il avait décrit, observateur, les mouvements de leurs troupes dans la grande jungle d'Eizanoma, bravant même jusque les frontières du monde Ljòsàlfan. Mieux, il avait compris leur culture, leurs religions, leurs technologies ; leur stupidité. Aiem les méprisait, même si cette stupidité n’était pas une assez bonne excuse pour vouloir jusqu’à leur mort – et pire encore, leurs éternelles souffrances, jusqu’à ce que leur cœur d’homme ne tienne plus ; et il tenait rarement très longtemps. Non, Aiem n’était pas assez noir pour dicter la mort d’un peuple pour son bon plaisir, sinon celui des elfes à la peau blanche – ceux qui s’étendent dans les anciennes terres, bien plus au sud. Mais ses mémoires remplissaient chacune de ses nuits avec une intensité plus virulente à chaque fois. Teldur le rassurait en lui disant qu’il serait bientôt temps, et que tout était lié. Et lorsque le temps serait passé, pourra-t-il oublier ?

    Son sourire se décomposa à l’intérieur de son imagination. L'elfe se leva et porta une main rachitique à sa nuque endolorie par le temps. Entre ses doigts, les deux médaillons d'argent scintillait dans la pâle lueur d'un soleil absent. Eliem, dont le grand arc remontait jusqu'au dessus de ses oreilles et touchait presque le sol, s'avança et inspira.

    Qu'est-ce que les Adary ont trouvé dans le campement ?

    Aiem faisait référence aux recoins rocailleux dans lequel les éclaireurs humains s'étaient aventurés, puis emprisonnés, puis protégés dans ses dédales de l'insolente vitesse et barbarie des hauts elfes gris, les porteurs du médaillon divin. Les Adary.

    Une Rune.

    Humaine ? Les Hommes n'aiment pas utiliser cette science.

    Eliem inspira une seconde fois, sous le regard puissant de Teldur dont la paume de la main restait toujours accrochée à une longue et fine lame qui tombait le long de sa jambe.

    Non, elle est bien elfique. Ils ont du la trouver quelque part sur leur passage. Elle appartient à notre peuple.

    Aiem grogna. De peuple, aucun n'en avait à Imgard. Tous les elfes gris des environs s'étaient assemblés ici. Et ceux qui n'avaient pas voulu étaient aujourd'hui mort. Ou en instance de mort. Mais il ne rectifia pas le tir. Parfois, il fallait utiliser des mots simple, même s'ils étaient faux et qu'ils faisaient ressurgir toute sorte d'horreurs du passé que l'elfe se serait bien passé de cravacher une seconde fois.

    Son doigt dérapa le long de l'argent du pendentif et subitement il pensa à cette voix qui l'avait portée là, quelques mois plus tôt. Il avait trouvé Teldur, puis Ariem et ensemble, ils avaient construit l'Adar. Au commencement, ils avaient cru à un Dieu. Mais lorsqu'ils forgèrent pour la première fois les anneaux Adary dans la salive brûlante de Quetzacolc, la voix disparut et pénétra en eux comme faisant partie de leur âme. Alors l'Adar suivit et évolua. Elle devint un projet. Un projet qui atteignait aujourd'hui son heure et pour seul but de défaire Vastaràlf. Puis leurs ennemis lumineux. Puis les hommes. Néanmoins, Aiem s'était toujours attardé sur le caractère divin de cette voix, de l'Adar et de la puissance qu'ils tiraient de ces pouvoirs. Parce que si, sans nul doute, le soleil leur avait à tous cendré la peau, les exilant des communes elfiques, il n'y avait qu'à lui et à lui seul qu'on avait conférer de tels pouvoirs, au détriment de ces larges cicatrices couleur sang sur son torse.

    C'est bien la preuve que ni les Elrehaïa ni les Tudor ne sont plus maîtres chez eux. L'aristocratie elfique n'a jamais été qu'une cour de lâches et de fainéants qui préfèrent placer leur avenir dans la croyance de Dieux plutôt que dans la force de leurs bras.

    Teldur s'avança et sa voix grave pénétra les parois des grandes cavernes lumineuses d'Imgard dans lesquelles l'Adar s'était crée. Dans lesquelles elle mourrait.

    Il nous faut avancer, Aiem.

    Je sais.

    Il se rassit sur le trône de salite et réfléchit quelques secondes.

    Mais il n'est pas question que nous nous précipitions. Envoyez les hommes aux alentour de Vastarfelhim comme convenu. Nous avons encore une chose à régler, et nous pourrons faire de l'Adar ce qu'il a toujours rêvé d'être.

    Un Dieu.


Dernière édition par Aiem Elrehïa le Mer 23 Déc - 16:55, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Aiem   Aiem I_icon_minitimeMar 22 Déc - 23:33

Identité

  • Nom : Elrehïa
  • Prénom : Aiem
  • Sexe : Masculin
  • Race : Elfe
  • Espèce : Vastaràlf
  • Age, Taille, Poids : vingt et quelques années, les elfes ne comptent pas, cinquante cinq kilogrammes, un mètre et quatre vingt onze centimètres



Profil

  • Description physique : La peau grisée, presque mat des pieds jusqu'à la tête, Aiem est un jeune elfe pas bien puissant aux membres découpés par de frêles muscles et des veines bien visibles. De longues marques cisaillent son torse, ses épaules, son visage est ses bras, parfois particulièrement larges. Elles ressemblent à d'imposantes cicatrices, des tatouages qui ont creusés sa peau. Ses cheveux et ses pupilles sont d'un brun brûlé par le soleil si bien que l'aspect physique d'Aiem tendent dans une couleur cendrée bien connue par son peuple. Généralement torse nu, un large pantalon de tissu et une écharpe autour du cou, il supporte difficilement un long manteau de fourrure. Froid, tant dans l'expression de son visage que dans le toucher de sa peau, au regard pointilleux, ambitieux et concentré à la fois. Malgré son aspect frêle, Aiem sait s'imposer par sa carrure fermement dessinée, ses os pointant à la surface de sa peau avec insistance.
  • Description mentale et morale : Vif, sournois, fourbe, ambitieux et intelligent. Quelque chose comme de la manipulation dans le brin de ses yeux, mais surtout une pointe de colère et de violence. Lorsque Aiem a un objectif en tête, il sait s'y tenir, oubliant parfois même tout ce qui l'entoure jusqu'à ce qu'il soit rempli. Et puisque son ambition est à la mesure des moyens qu'il met à l'assouvir, ces objectifs pleuvent dans sa tête avec une petite pointe de folie. Actif dans la société comme pour se sentir concerné, comme pour éviter d'en être qu'un sujet spectateur, un esclave bêlant à côté de tous les autres moutons, il avance, vite, bien avec intelligence même si parfois le côté explosif de son caractère ressort un peu trop violemment. Orateur intéressé, sophiste éloquent et attrayant, il anime son discours dans un courant dramatique prenant, s'emparant du regard de son interlocuteur et le pressant dans tous les sens jusqu'à ce qu'il craque.



Fiche Technique

  • Équipement : Aiem ne porte aucune armure. Caché sous sa ceinture, un petit scalpel à la lame noire reste toujours à porté de sa main. A son cou, deux petits médaillons sont retenus par des lins de cuir et renfermement une liqueur jaunâtre. Il ne possède rien d'autre de bien significatif.
  • Style de combat : Rapide et principalement au corps à corps. Ses membres sont vifs et souples, quoi que manquant d'une puissance certaine. A distance, Aiem n'est pas très utile, sinon dans la création d'une stratégie donnée et dans la gestion de plusieurs troupes.
  • Style magique : Dans le genre explosif, c'est plutôt impressionnant. Aiem est un attaquant, il préfère lancer des offensives plutôt que de les essuyer. De toute manière, aucune de ses compétences ou de ses capacités ne sont réellement efficaces en défense.
  • Techniques :
    Danse Macabre – 1 Slot
    Citation :
    A force de vivre dans les confins les plus escarpés et enfouis des montagnes du nord d’Eizanoma et au milieu d’un jungle extrêmement dense et touffue qui recouvre une grande majorité du continent, les Vastaràlfans ont très vite appris à se moudre dans cet environnement. Bien plus animal que leurs cousins lumineux, préférant la grâce de leur pas à la vitesse et à la souplesse de leurs membres, les bannis ont appris à se mêler à leur milieu et à en tirer parti. Au départ un simple avantage de vitesse, les elfes sombres arrivèrent très vite à utiliser les troncs et les affleurements rocheux des dédales caverneux volcaniques dans lesquels ils se réfugient comme des amis sur lesquels ils peuvent compter. Dans de tels milieux, ils leur arrivent de se battre ou de se déplacer à l’image des singes, montant sur les troncs, jaugeant sur leur course de ces multiples obstacles qui n’en sont plus. Ces capacités ne sont évidemment plus possibles pour des elfes n’ayant pas vécu sur Eizanoma et dans des contrées n’y ressemblant pas, tels que les déserts, plaines, grandes caves souterraines ou encore de faibles zones boisées ou régions aqueuses.

    Rune de l’Elrehïa, "Itèmis" – 3 Slot
    Citation :
    Les Runes elfiques diffèrent largement de celles des nains, principalement dans leur application, dans la fréquence de leur utilisation ainsi, et surtout, que dans leur puissance. Toutefois, elles sont bien présentes et imprègnent la culture elfique depuis des siècles, en grande majorité chez les Anciens Vastaràlf, à la peau sombre. En effet, leurs cousins lumineux ne préféraient pas s’occuper de cette science qu’ils considéraient comme occulte. Leur développement resta lent et concentré sur l’aristocratie à cause du minerai avec lequel on apposait la marque runique sur l’objet, la salite, minerai excessivement rare dont les seuls gisements sont enfouis sous les laves des grands volcans du nord d’Eizanoma. Néanmoins les grandes lignées elfiques en firent leur bannière, comme une sorte de blason, de sceau que la race Humaine aime à utiliser, afin de rallier les siens sous un signe distinctifs dont les principaux membres jouiraient de leur puissance magique. Lors de la séparation des deux grandes branches elfes, les Runes prirent encore plus d’importance à Vastarfelhim où le pouvoir politique se jouait autour de cette noblesse archi-puissante et terriblement riche et qui prit toute son ampleur ainsi. Les Runes profitèrent de l’apparition de la Mana pour devenir plus faciles à reproduire et plus puissantes encore, mais la rareté de la salite continue de faire d’elles un produit d’excellence. Chaque famille noble de Vastarfelhim possède donc sa propre rune. Celle d’Elrehïa étant l’une des plus puissantes aux côtés de celle des Tudor, il fut nécessaire de créer un pouvoir à son image et de le faire partager à ses enfants, ses descendants. La marque de l’Elrehïa est particulièrement liée à Lloth, d’où elle tire toute sa puissance. A l’aide d’un peu de poudre de salite et de Mana, et d’une goutte de sang Elrehïa, la Rune doit être faite sur la peau, en forme de V entouré d’un cercle corné aux diagonales. Sa durée de vie est plus ou moins longue et son application terrible : une fois la marque apposée, l’Elrehïa peut s’inviter à sa guise dans l’esprit de sa cible, sans cependant pouvoir y intervenir. Néanmoins, il peut entendre ce que sa victime entend ou pense et voir ce qu’elle voit. Son intérêt s’arrête ici mais il est déjà immense.

    Dissimulation par les Ombres – 1 Slot
    Citation :
    Les elfes sombres, dés leur plus jeune âge apprennent à se mouvoir dans l'ombre, dans le noir le plus profond afin de devenir quasiment invisibles. Cette technique consiste à user de sa mana pour atténuer le contraste entre la zone de lumière et d'ombre, afin de s'y camoufler beaucoup plus efficacement. Cette technique est peu couteuse mais son efficacité n'est pas absolue avec un peu d'attention les yeux vous trouvent facilement. Les elfes utilisent cette technique de nuit pour disparaître une fraction de seconde cela leur permet d'éviter une attaque ou au contraire d'en porter une plus furtive.

  • Technique Spéciale :
    Rune de l’Adar, « Kezalmèo » - 5 Slot
    Citation :
    La Rune de l’Adar n’est pas en soi une rune, pas dans ses caractéristiques propres, mais il a fallu toutefois lui donné un nom, et puisque la grande majorité des Runes elfiques sont rapportées à un Dieu, à une divinité ou à une entité, Aiem s’est largement inspiré de son passages encore incompris sur les pentes de Quetzacolc pour nommer les grandes marques de rouges dont son corps garde les traces sur tout le torse et le long de ses bras. Lui-même ne sait pas exactement quel est leur origine même si une explication scientifique tendrait à dire que, puisqu’un elfe sombre voit sa peau grisé au contact du soleil, une plus longue exposition aux rayons solaires provoquerait de telles conséquences. Il est clair que le contact prolongé avec le sol brûlant et l’atmosphère acide qui entoure la surface du nord d’Eizanoma a été pour beaucoup dans ces cicatrices, parfois larges de plusieurs centimètres au niveau de pectoraux. Toutefois, le pouvoir dont en tire Aiem ne ressemble à rien de connu et de manière générale, la race elfique préfère largement mettre sur le compte de la magie ou de l’oracle un fait plutôt que sur une argumentation purement théorique. Adar, dont la puissance de cette Rune serait serait un Dieu méconnu de tous, dont l’affiliation aux autres membres du Panthéon n’est pas encore explicitée. Sans donner plus d’explication, Aiem sait que le lien entre sa presque mort et les pouvoirs qu’il a tiré de ce passage dans les bras de l’enfer ne peut se concrétiser que dans les paroles de l’Adar, dont il s’est fait le fervent oracle. Concrètement, Kezalmèo capte l’énergie délivre par le soleil et l’emmagasine jusqu’à que ce qu’Aiem ne l’utilise. En plaçant la paume de sa main au contact d’un corps vivant, l’Adary – l’enfant de l’Adar – il peut réveiller Kezalmèo afin de transvaser cette énergie dans le corps en contact et lui infliger divers types de dégâts. Le réveil de Kezalmèo se traduit par le changement de couleur des cicatrices « runiques » qui tailladent le corps d’Aiem en un rouge sang lumineux, puis, aux limites de sa puissance, dans un jaune blanchâtre aveuglant. A chaque utilisation de la Rune, Kezalmèo se vide d’une partie de son énergie, voire de sa totalité. Il est donc nécessaire à Aiem de retrouver le contact du soleil afin de se « recharger ». Cette « recharge » se fait de manière lente et naturelle chaque jour, néanmoins, si l’occasion le demande, il peut provoquer un rechargement intensif en s’exposant rapidement à une très forte luminosité solaire, ce qui a pour conséquence d’aggraver plus ou moins nettement ses blessures, si bien qu’à long terme, elles se propageront sur tout son corps, dévorant sa peau et lui prenant finalement la vie.
    Les pouvoirs de Kezalmèo restent encore peu connus. Le premier d’entre tous lui permet de transférer l’énergie de la Rune dans la partie du corps adverse au contact de la paume de sa main, de faire bouillir son sang et de provoquer ainsi des dégâts internes très dangereux, allant jusqu’à l’explosion du membre. Il ne lui est pas possible d’utiliser Kezalmèo à l’aide de ses deux paumes simultanément et le transfert d’énergie est bien plus difficile selon les parties du corps : ainsi, il pourra provoquer de très graves lésions au contact d’un poignet, mais sur les temps ou sur le cœur, les effets seront évidemment bien plus contenus. Les effets de cette techniques sont amenés à évoluer au fur et à mesure de l’expérience de l’Elrehïa dans ce domaine.


Dernière édition par Aiem Elrehïa le Jeu 24 Déc - 15:14, édité 7 fois
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